"L'erreur" du MR qui fâche la Suisse

27/07/15 à 14:21 - Mise à jour à 17:39

Source: Belga

Le MR a retiré une image de sa campagne de communication sur le programme de réformes adopté par le gouvernement fédéral. Sous le slogan "Cibler fraudeurs, spéculateurs et pollueurs", un montage représentait un drapeau suisse planté dans une liasse de billets d'euro.

"L'erreur" du MR qui fâche la Suisse

© DR

"Il s'agit d'une erreur de communication, qui n'avait aucune intention de nuire. Nous avons retiré l'image des réseaux sociaux suite à l'émoi qu'elle a suscité. Au nom du Mouvement Réformateur, je présente bien évidemment mes excuses à celles et ceux qui ont pu être choqués par ce visuel", a déclaré le président du MR, Olivier Chastel.

Cette image diffusée sur les réseaux sociaux a heurté le député suisse et président du Parti Démocrate Chrétien (PDC), Christophe Darbellay, a rapporté lundi "La Libre". Ce dernier a interpellé le Premier ministre, Charles Michel, jugeant déplorable l'image qui était donnée de son pays alors que la Suisse et la Belgique ont signé des accords d'échange automatique de données fiscales.

Le département helvétique des Affaires étrangères a réagi quant à lui lundi. "Le Mouvement réformateur (MR) n'est apparemment pas au fait des efforts entrepris ces dernières années par la Suisse pour lutter contre la fraude fiscale", a-t-il souligné, cité par le site internet de la Radio-Télévision Suisse romande (RTS).

"La loi suisse est estimée 'en conformité' avec les critères de l'OCDE en matière de lutte contre la fraude fiscale grâce aux modifications apportées depuis 2011", a-t-il affirmé, en précisant que l'ambassade de Suisse avait l'intention d'adresser un courrier au Mouvement réformateur pour "rafraîchir ses informations sur la Suisse".

Fin du secret bancaire

Le 27 mai, la Suisse et l'Union européenne ont entériné la fin du secret bancaire dans la Confédération helvétique pour les ressortissants européens. La mesure n'entrera toutefois en vigueur qu'en 2018. Elle permettra l'échange de données entre la Suisse et les 28 Etats membres.

Concrètement, les banques helvétiques devront dans un premier temps livrer aux autorités fiscales suisses des données qu'elles auront collectées sur les contribuables - personnes physiques ou morales - d'un pays membre de l'UE. Le fisc suisse à son tour transmettra ces renseignements aux autorités fiscales du pays concerné. Les membres de l'UE auront les mêmes obligations à l'égard de la Suisse.

Chaque année, les États membres recevront donc les nom, adresse, numéro d'identification fiscale et date de naissance de leurs résidents possédant des comptes en Suisse, ainsi que d'autres informations sur les actifs financiers et le solde des comptes.

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