"L'envie de travailler n'y est pas. Parce qu'il est possible d'être payé sans travailler"

21/06/13 à 12:05 - Mise à jour à 12:05

Source: Trends-Tendances

Lors de la remise du prix du Trends HR Manager de l'année, l'entrepreneur Jan De Nul a durement fustigé nos politiques et tous les Belges qui ne travaillent pas. "L'envie de travailler n'y est pas. Parce qu'il est possible de se passer de travail ".

"L'envie de travailler n'y est pas. Parce qu'il est possible d'être payé sans travailler"

© Belga

"Je tiens tout de même à dire que nos politiques ne sont pas des plus intelligents" a déclaré Jan De Nul, le CEO de l'entreprise de dragage et de travaux maritimes éponyme, avant d'entamer son discours à l'occasion de la remise du prix du Trends HR Manager de l'année.

"Nous constatons que sur 11 millions de Belges, 6,1 millions sont en âge de travailler. Et bien, il y en a seulement 3,1 millions qui travaillent. L'envie de travailler n'y est pas. Parce qu'il est possible de s'en passer. Nous avons mis en place une multitude de systèmes pour être payé sans travailler. Mais n'oublions pas que ces 3,1 millions de personnes qui travaillent doivent en entretenir 8 millions d'autres qui ne travaillent pas. Les politiques peuvent faire ce qu'ils veulent, ces 3 millions ne seront jamais contents."

'"Nos différents gouvernements ne prennent aucune mesure offrant une perspective à la génération suivante. Il n'y a qu'une solution. Faites travailler ces 6,1 millions de Belges. Réduisez l'état. Faites cesser toutes les prépensions. Instaurez une politique d'activation. Si vous mettez un demi-million de personnes au travail, vous aurez un demi-million de personnes de plus qui contribueront, mais surtout un demi-million de moins d'allocations. Pensez-vous qu'il n'y a pas de travail pour ce groupe ?"

Selon De Nul, l'état porte une responsabilité écrasante. Là aussi, la situation est déséquilibrée. "Je ne prétends pas que nos 1,3 millions de fonctionnaires sont totalement improductifs. Nous en avons 100.000 de plus qu'il y a 10 ans. Toutes les augmentations d'impôts ont été perdues en dépenses plus élevées".

"Qui va continuer à payer tout ça ?" s'est demandé Jan de Nul. Il a alors montré du doigt les 350 invités présents à la remise du prix Trends HR Manager de l'année en concluant : "Vous".

EE

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