"L'Allemagne et la France sont coresponsables de la crise"

28/03/12 à 10:24 - Mise à jour à 10:23

Source: Trends-Tendances

La crise actuelle de la dette plonge ses racines en 2003, lorsque, "contrairement à la proposition de la Commission", il a été décidé que "l'Allemagne et la France ne seraient pas inquiétées malgré leur déficit dépassant les 3 % du PIB", estime aujourd'hui le Premier ministre italien.

"L'Allemagne et la France sont coresponsables de la crise"

© Image Globe/EPA

Le Premier ministre italien a déclaré mercredi que l'attitude dispendieuse de l'Allemagne et de la France au début des années 2000 était l'une des causes de la crise européenne d'endettement. "Cette histoire commence en 2003, lorsque l'euro n'était encore qu'un bébé, a indiqué Mario Monti lors d'un discours à Tokyo, où il effectue une visite. C'étaient alors l'Allemagne et la France qui étaient laxistes concernant les déficits publics et les dettes."

Mario Monti, qui a remplacé le magnat Silvio Berlusconi à la mi-novembre pour sauver la 3e économie de la zone euro qui menaçait d'être emportée par la tempête de la dette, a rappelé que le Conseil européen avait alors décidé de ne pas pénaliser les deux principales économies de la zone. "Le Conseil européen, alors dirigé par l'Italie qui en occupait la présidence tournante, a dit que, contrairement à la proposition de la Commission européenne, l'Allemagne et la France ne seraient pas inquiétées malgré leur déficit dépassant les 3 % du produit intérieur brut."

L'actuel Premier ministre était alors en poste au sein de l'exécutif bruxellois, en tant que commissaire chargé de la Concurrence. "Bien sûr, si le père et la mère de la zone euro violent les règles, vous ne pouvez pas espérer que la Grèce les respecte", a-t-il estimé.

La visite de Mario Monti à Tokyo s'inscrit dans le cadre d'une tournée asiatique : déjà passé en Corée du Sud, il doit se rendre, après le Japon, en Chine, puis au Kazakhstan. Le chef du gouvernement italien vient y vanter les attraits d'une "nouvelle" Italie, moins bureaucratique et plus ouverte aux investissements étrangers.

Trends.be, avec Belga

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