Jobs étudiant: Comeos satisfait de l'assouplissement, pas la FGTB

07/07/16 à 17:50 - Mise à jour à 17:49

Source: Belga

La fédération du commerce et des services, Comeos, se dit satisfaite après la décision du gouvernement fédéral de modifier le plafond annuel en-dessous duquel les étudiants jobistes peuvent travailler moyennant le paiement de cotisations sociales réduites. La FGTB, par contre, craint une concurrence plus forte entre travailleurs fixes et jobistes.

Jobs étudiant: Comeos satisfait de l'assouplissement, pas la FGTB

© Thinstock

Dans un souci de flexibilité, ce plafond est dorénavant calculé en heures de travail prestées et plus en jours. On prendra en compte 475 heures de travail et non plus 50 jours (400 heures ou 50 journées de huit heures).

"Les étudiants sont très importants pour le secteur du commerce: en étant remplacés par des étudiants pendant les périodes de vacances, les collaborateurs peuvent prendre des vacances. Ils soulagent également les collaborateurs lors de pics, comme les fêtes de fin d'année ou les soldes", souligne le CEO de Comeos, Dominique Michel, tout en se réjouissant de la flexibilité accrue offerte par la nouvelle réglementation.

De son côté, le syndicat neutre pour indépendants (SNI) est lui aussi satisfait de l'instauration du calcul en heures, et non plus en jours, mais déplore que le plafond n'ait pas été fixé à 550 heures. "Dans plusieurs secteurs, il est permis de travailler pendant 11 heures par jour et il faudrait donc avoir un contingent de 550 heures pour arriver au même niveau qu'aujourd'hui (11 heures x 50 jours = 550 heures)", argumente le SNI.

La FGTB voit quant à elle d'un mauvais oeil la décision prise par le gouvernement, le syndicat socialiste craignant une augmentation de la concurrence entre les étudiants jobistes et les travailleurs fixes et "une flexibilité insoutenable pour les jeunes concernés".

La FGTB estime également qu'"au lieu flexibiliser encore davantage le travail étudiant, le gouvernement et les employeurs devraient prendre leurs responsabilités dans la lutte contre le travail au noir" alors qu'un étudiant sur cinq travaille sans contrat "et donc, sans protection sociale et sans sécurité sociale."

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