"Je tente de provoquer l'éclosion de nouvelles idées"

13/12/13 à 13:20 - Mise à jour à 13:20

Source: Trends-Tendances

La grande patronne du Fonds monétaire international s'exprime à propos du leadership, des femmes au pouvoir et de la manière d'encourager le changement au sein d'une organisation aussi complexe que le FMI.

"Je tente de provoquer l'éclosion de nouvelles idées"

© reuters

C'est en 2011 que Christine Lagarde a succédé, à la tête d'un Fonds monétaire international au moral plutôt en berne, à Dominique Strauss-Kahn, après le scandale du Sofitel.

Ancienne présidente du cabinet d'avocats d'affaires international Baker & McKenzie, ex-cador de la politique française, Christine Lagarde, aujourd'hui âgée de 57 ans, tente de faire évoluer la culture du FMI tout en contribuant à lutter contre la crise de la dette en Europe et les problèmes économiques mondiaux.

Vous avez occupé des postes de premier plan au gouvernement, dans le secteur privé et, aujourd'hui, dans une grande institution internationale. Que faut-il, selon vous, pour être un véritable dirigeant ?

Il faut avant tout croire en ce que l'on fait, se sentir en phase avec l'institution et sa stratégie. Il faut aussi se donner entièrement, s'engager à fond dans la mission que l'on s'est assignée. Enfin, il faut être attentif aux membres du personnel - être à leur écoute, comprendre leur point de vue, veiller à ce que chacun se sente intégré et tire suffisamment de satisfaction de son travail.

Est-ce à la portée du premier venu ?

Il faut un certain type d'énergie, celle qui donne, lorsqu'on se lève le matin, l'envie d'accomplir quelque chose au cours des heures qui vont suivre. Il faut aussi avoir suffisamment d'assurance pour dialoguer avec les collègues, les partenaires, le personnel.

Pourquoi y a-t-il toujours si peu de femmes aux postes de direction ?

Parce qu'atteindre le sommet prend un temps fou. Il faut énormément d'énergie pour tenir la distance et bien des femmes finissent par conclure que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Je ne pose aucun jugement de valeur ni n'estime qu'une femme d'affaires vaut mieux qu'une femme au foyer ; mais je veux que toutes aient le sentiment d'avoir le choix.

Propos recueillis par ADI IGNATIUS, RÉDACTEUR EN CHEF DU "HARVARD BUSINESS REVIEW"

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