Japon: croissance décevante de la 3e économie mondiale en 2013

10/03/14 à 10:40 - Mise à jour à 10:40

Source: Trends-Tendances

La croissance du Japon a atteint 1,5% en 2013, un résultat moins bon que ce qu'un début d'année en fanfare laissait espérer.

Japon: croissance décevante de la 3e économie mondiale en 2013

© Reuters

Le gouvernement a publié lundi les données révisées de l'activité dans la troisième puissance économique mondiale pour le quatrième trimestre 2013 et l'ensemble de l'année dernière, après en avoir diffusé de premières estimations à la mi-février.

Entre octobre et décembre, le produit intérieur brut (PIB) n'a finalement augmenté que de 0,2% d'un trimestre sur l'autre (contre 0,3% selon l'estimation initiale). Pour 2013 prise en entier, la croissance a donc aussi été revue un peu moins vigoureuse qu'il y a trois semaines, à 1,5% (contre 1,6%).

Même si c'est un tout petit peu mieux qu'en 2012 (1,4%) et si cela représente le meilleur résultat depuis 2010, ce résultat annuel constitue une petite déception pour l'équipe du Premier ministre de droite Shinzo Abe, qui a fait de la relance du Japon sa priorité et dont la politique avait été confortée par un début d'année encourageant sur le plan macro-économique.

Le gouvernement a mis le paquet pour relancer la machine, malade d'une déflation chronique depuis une quinzaine d'années. Il a engagé des dépenses budgétaires pour soutenir l'activité et poussé la Banque du Japon à assouplir sa politique monétaire, ce qui a fait plonger le yen. Le Premier ministre a promis en outre une série de réformes structurelles pour doper le potentiel économique.

Mais au quatrième trimestre 2013, la consommation des ménages et les investissements des entreprises n'ont progressé que très modérément et les investissements publics ont moins contribué à la croissance.

L'activité de l'archipel a en outre subi les conséquences fâcheuses du lourd déficit de sa balance commerciale, plombée par l'importation massive d'hydrocarbures pour compenser l'arrêt de ses réacteurs nucléaires après l'accident de Fukushima.

En savoir plus sur:

Nos partenaires