"Il faut réformer les intérêts notionnels !"

22/10/11 à 09:32 - Mise à jour à 09:32

Source: Trends-Tendances

Benoît Lutgen, président du cdH, appelle les négociateurs à "laisser leurs tabous et leurs dogmes au vestiaire". Il réclame au passage une réforme du mécanisme des intérêts notionnels et une sanction pour "les spéculateurs et les tricheurs".

"Il faut réformer les intérêts notionnels !"

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"Il faut un gouvernement rapidement, dans deux ou trois semaines. Laissons, chacun, nos tabous et nos dogmes au vestiaire !", a estimé Benoît Lutgen dans une interview accordée samedi au journal Le Soir.

En ce qui concerne la dégressivité des allocations de chômage, Benoît Lutgen, au nom du cdH, veut "éviter un maximum les pièges à l'emploi, avec un élément fort : le relèvement de la quotité exonérée d'impôt, pour récompenser les personnes qui se lèvent le matin, vont travailler et gagneraient plus en restant chez elles".

Par ailleurs, "nous devons élaborer un budget 2012 porteur d'avenir et où l'Etat devra montrer l'exemple. Faire la chasse au gaspi, aux voyages, aux doubles emplois, aux paperasses inutiles dans les administrations. S'il y a de l'austérité, elle ne doit concerner que le train de vie de l'Etat, et le reste, ce sera de la rigueur."

Au niveau des intérêts notionnels, Benoît Lutgen estime qu'il vaut revoir drastiquement ce mécanisme "qui a des effets pervers", ce qui permettrait d'économiser "environ 1,6 milliard" d'euros.

Quant à l'impôt sur la fortune, il considère qu'il faut "sanctionner les spéculateurs et tricheurs. Dans la fraude fiscale et sociale, il y a beaucoup d'argent à aller chercher, jusqu'à 750 millions."

Il se demande encore "s'il est bien raisonnable d'avoir une indexation automatique des revenus. "Pour les hauts salaires, les nôtres par exemple, est-il normal de bénéficier de l'indexation ? J'estime que non." A ses yeux, cela pose tout de même un problème : "Si l'on commence à toucher aux hauts revenus, un jour ou l'autre, on pourrait toucher aux autres catégories. Ce n'est donc pas par là qu'on pourra régler les choses, me semble-t-il."

Trends.be, avec Belga

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