Grève ou pas grève le 30 janvier ?

17/01/12 à 09:47 - Mise à jour à 09:47

Source: Trends-Tendances

Les syndicats ne sont pas sûrs à 100 % de faire la grève le 30 janvier prochain. Seule la FGTB paraît encore totalement motivée... mais aussi le PTB, qui énumère ses 5 raisons de se mobiliser à nouveau contre le budget 2012 du gouvernement Di Rupo.

Grève ou pas grève le 30 janvier ?

© Image Globe

Deux semaines avant le terme du préavis de grève déposé par les syndicats, l'incertitude règne sur l'organisation effective d'une grève générale le 30 janvier prochain, peut-on lire mardi dans Le Soir et De Tijd.

La CSC doit encore tenir une voire deux réunions avant de se décider sur sa participation à la grève. Du côté de la FGTB, on espère encore des concessions significatives du gouvernement, auxquelles on ne croit toutefois pas beaucoup, écrit Le Soir. Aucun des deux syndicats ne confirment, à ce stade, qu'il y aura grève générale.

Seule la FGTB wallonne annonce qu'elle sera bien en grève le 30 janvier.

5 raisons de faire la grève le 30 janvier, selon le PTB

Une heure à peine après la grève des services publics, le 22 décembre, le Parlement approuvait les plans de pension du gouvernement Di Rupo, rappelle le PTB sur son site Internet : "Les commentateurs politiques qualifiaient la grève de totalement inutile ou parlaient d'une grève pour rien. Faux !"

Le Parti du travail de Belgique enfonce donc le cou en énumérant ses cinq raisons de lever le pied le 30 janvier prochain. Les voici en résumé.

Raison n° 1 : La mobilisation passe par l'information. "Là où les mesures du gouvernement Di Rupo sont connues, les gens veulent des actions. Les revendications des grévistes sont parfaitement fondées. Faire travailler tout le monde deux ans de plus et, en même temps, traficoter le calcul des pensions, avec comme résultat le fait que les pensions vont diminuer de 3 % à 12 %, ce n'est pas rien. Et la Belgique a déjà des pensions parmi les plus basses de toute l'Europe. Le gouvernement et les patrons se rendent très bien compte que la gravité des mesures n'a pas encore été vraiment saisie partout. Aussi se hâtent-ils."

Raison n° 2 : vouloir, c'est pouvoir. "Toute loi peut être modifiée ou supprimée. C'est la rue qui décidera si les mesures de Di Rupo seront appliquées ou pas. En outre, les plans de réforme des pensions forment une composante du budget total. Le vote au Parlement autour du budget est prévu pour la seconde moitié de janvier. Le gouvernement est loin d'être rassuré. Et les patrons encore moins. C'est pourquoi le gouvernement s'est hâté, après la grève, d'enlever la mèche du tonneau de poudre : il est rapidement revenu sur le relèvement de l'âge de la pension pour les régimes spéciaux du personnel ferroviaire roulant. Mais il ne faut pas qu'on en reste là."

Raison n° 3 : ne pas se laisser diviser. "Pour éviter la lutte, le gouvernement lance trois groupes de travail pour la concertation sociale sur les conclusions d'exécution et leur élaboration concrète." Il espère ainsi "garantir l'essentiel de son plan et diviser les travailleurs et leurs syndicats". Or, "la concertation est utile quand elle s'appuie sur un mouvement de lutte. C'est pourquoi les syndicats ont bien fait de maintenir le préavis de grève, et les actions préparatoires doivent continuer tant que le gouvernement n'aura pas retiré ses mesures."

Raison n° 4 : être plus forts au second tour. "Ce budget - avec pour 11,3 milliards d'euros d'économies ! - était à peine approuvé que la Commission européenne exigeait déjà entre 1,2 milliard et 2 milliards d'euros d'économies supplémentaires." Un signal clair, selon le PTB : "L'actuelle valse des restrictions n'est qu'un début. L'attaque contre l'index arrive." Le rapport de la BNB sur l'index "est prêt depuis le 13 décembre mais il attend dans un tiroir que l'actuel budget ait été approuvé".

Raison n° 5 : changer le monde, il en a besoin. "Notre société du libre-marché ne peut proposer le moindre avenir aux travailleurs. Les mesures d'économie de Di Rupo et de la Commission européenne ne résolvent pas la crise. Elles l'aggravent, même. Ce qu'il faut, c'est une tout autre société. Une société dont l'être humain occupe le centre."

Trends.be

En savoir plus sur:

Nos partenaires