Grèce: un échec des discussions serait "extrêmement grave pour le projet européen"

17/06/15 à 17:57 - Mise à jour à 17:56

Source: Belga

Un échec des négociations avec la Grèce serait "extrêmement grave pour le projet européen", a averti mercredi le ministre français des Finances Michel Sapin, à l'approche d'un nouvel Eurogroupe à Luxembourg.

"Aucun d'entre nous (...) ne peut se résoudre à un échec qui serait gravissime pour la Grèce, mais aussi extrêmement grave pour le projet européen", a déclaré M. Sapin, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Il n'y a qu'une seule solution, c'est de réussir les négociations entre la Grèce et ses partenaires que sont les autres pays de la zone euro et de l'UE, que sont la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international", a souligné le ministre qui doit retrouver ses homologues de la zone euro jeudi à Luxembourg.

"Il y a encore des efforts à faire, il y a des responsabilités à prendre", a-t-il dit. "Il appartient au gouvernement grec de faire des propositions en toute liberté, en toute souveraineté, pour montrer que la Grèce est prête encore à faire des efforts supplémentaires, moins élevés que ce qui était demandé auparavant", a-t-il poursuivi.

"Nous aussi, du côté de ceux qui discutent avec le gouvernement grec, nous devons prendre nos responsabilités", a-t-il dit.

"Tous nous avons besoin de croissance, tous nous avons besoin d'emplois supplémentaires, la Grèce comme les autres pays d'Europe. Nous avons un destin commun, nous avons une vocation commune, nous avons un intérêt commun qui est celui de trouver un accord", a ajouté M. Sapin.

Depuis plusieurs semaines, les autorités d'Athènes ne parviennent pas à s'entendre avec leurs créanciers (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) sur un train de réformes économiques qui permettrait le déblocage d'une nouvelle tranche de prêts vitale pour le pays.

Sans le feu vert des créanciers, la Grèce pourrait être dans l'incapacité de rembourser les quelque 1,5 milliard d'euros qu'elle doit au FMI d'ici à la fin juin.

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