Grèce : Papandréou joue-t-il sur les mots ?

02/11/11 à 16:25 - Mise à jour à 16:25

Source: Trends-Tendances

Le Premier ministre grec avait "informé ses partenaires de ses intentions" quant au référendum, affirme son porte-parole. Même s'il n'avait pas précisé "la date, confidentielle", de cette annonce. Il a malgré tout réussi à surprendre tout le monde et à plonger les Bourses dans le rouge.

Grèce : Papandréou joue-t-il sur les mots ?

© Reuters

Le Premier ministre grec avait "informé ses partenaires de ses intentions" de soumettre à référendum l'accord européen de sauvetage du pays, a affirmé mercredi le porte-parole officiel grec, Ilias Mossialos, interrogé sur la radio Vima, tout en reconnaissant qu'il n'avait pas précisé "la date, confidentielle, de l'annonce" de ce recours.

Plusieurs dirigeants européens ont reproché à Georges Papandréou, qui a fait part lundi soir sa décision de recourir au référendum, de ne pas les avoir tenus au courant. L'annonce, qui a créé la surprise en Grèce et à l'étranger, a semé mardi la panique sur les places boursières, et replongé la zone euro dans l'instabilité.

Ilias Mossialos a défendu le droit du Premier ministre grec de garder l'initiative au nom de la "souveraineté nationale". Il n'a par ailleurs pas exclu que le référendum puisse se tenir plus tôt que le début de 2012, date évoquée jusque-là par Athènes, une option envisagée au sein de la zone euro pour s'assurer du respect par la Grèce de ses engagements (lire ci-après). Le référendum peut se tenir "aussitôt que seront formulés les principes généraux du nouvel accord", a affirmé le porte-parole, sans plus de détails.

Les dirigeants européens attendent pour leur part de la Grèce qu'elle clarifie ses intentions, et ont pour ce faire convoqué dans la soirée M. Papandréou pour une réunion à Cannes, (France), à la veille du G20.

Grèce : pression pour l'adoption du plan par le Parlement avant le référendum

Les partenaires européens de la Grèce auront fait pression mercredi sur le Premier ministre Georges Papandréou pour qu'il soumette le plan de sauvetage de son pays au vote du Parlement grec avant le référendum controversé, a-t-on appris de source gouvernementale européenne.

"On veut s'assurer que les engagements sont tenus par la Grèce, afin de débloquer la prochaine tranche des prêts internationaux déjà promis à Athènes", a-t-on affirmé de même source. La Grèce a besoin de ces fonds de l'UE et du Fonds monétaire international pour échapper à la faillite dans les prochaines semaines.

Le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, les principaux dirigeants européens et la patronne du FMI Christine Lagarde devaient s'entretenir mercredi soir à Cannes avec Georges Papandréou, qui a semé la panique en annonçant un référendum sur le plan de sauvetage de la Grèce conclu dans la douleur la semaine dernière à Bruxelles.

"Si le vote de confiance de vendredi passe" au Parlement grec, "on peut imaginer que les parlementaires grecs adoptent formellement le plan de sauvetage avant l'organisation du référendum", a ajouté cette source. Le référendum devrait, lui, dans l'esprit des partenaires de la Grèce, "porter sur la question plus large de l'appartenance ou non du pays à la zone euro", a-t-elle poursuivi.

Trends.be, avec Belga

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