Grèce : les Bourse rebondissent... puis retombent

02/11/11 à 10:12 - Mise à jour à 10:12

Source: Trends-Tendances

Les investisseurs doutent fortement que le peuple grec vote en faveur du plan de sauvetage. Les Bourses européennes rebondissaient pourtant mercredi à l'ouverture... avant de replonger parfois dans le rouge.

Grèce : les Bourse rebondissent... puis retombent

© Bloomberg

Les Bourses européennes rebondissaient mercredi à l'ouverture, au lendemain d'une journée noire provoquée par l'annonce-surprise de la tenue d'un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage du pays, qui a ravivé la crise de la dette en zone euro.

A l'ouverture, la Bourse de Paris prenait 1,61 % et passait rapidement les 2 % dans les premiers échanges, Milan 1,6 %, Londres 0,51 %, Francfort 1,07 % et Madrid 0,81 %. A Bruxelles, le Bel 20 progressait de 0,77 % vers 9 h 30, à 2.075 points.

En Asie, en revanche, la Bourse de Tokyo a encore accusé le coup, finissant mercredi en recul de plus de 2 % tandis que Hong Kong et Shanghai étaient également mal orientées. La Bourse de New York avait également été à la peine mardi soir dans le sillage des places européennes, cédant plus de 2 % en clôture.

Grèce : les investisseurs craignent un effet boule de neige sur d'autres pays en difficulté

Mardi, les places financières européennes ont vécu une séance cauchemardesque, avec des chutes dépassant les 6 % à Athènes et Milan, plombées par la descente aux enfers des valeurs bancaires.

En annonçant lundi soir la tenue d'un référendum sur l'accord de sauvetage de son pays, le chef du gouvernement grec Georges Papandréou, a créé la surprise et remis en cause des avancées obtenues dans la douleur lors d'un sommet européen jeudi dernier.

Le projet de référendum, prévu pour le début de l'année 2012 a été approuvé à l'unanimité par le cabinet grec, réuni en session extraordinaire dans la nuit de mardi à mercredi. Le cabinet a également validé la décision du Premier ministre Georges Papandréou de demander vendredi un vote de confiance du Parlement.

Les investisseurs doutent fortement que le peuple grec vote en faveur du plan de sauvetage. Un refus signifierait alors, selon eux, une faillite du pays voire une sortie de l'euro, avec un effet boule de neige sur d'autres pays en difficulté.

Grèce : le soufflé boursier retombent à cause de la Grèce... mais pas seulement

Les Bourses européennes peinaient cependant à rebondir mercredi à la mi-journée, repassant parfois dans le rouge, les marchés étant toujours nerveux et incertains au lendemain d'une journée noire provoquée par l'annonce d'un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage du pays.

Vers midi, la Bourse de Paris affichait un gain de 0,46 %, Milan de 0,51 %, Francfort de 0,59 %. En revanche, Londres reculait de 0,52 %, Madrid de 0,78 % et Athènes de 0,9 %. A Bruxelles, le Bel 20 cédait près de 0,2 % peu après 12 h 30. En Asie, la tendance n'a pas non plus été uniforme. Si Tokyo a cédé plus de 2 %, Hong Kong et Shanghai, mal orientées à l'ouverture, sont parvenues à finir dans le vert.

Le net rebond des places européennes à l'ouverture a été bridé par la publication d'un mauvais indicateur d'activité en zone euro. L'activité manufacturière a en effet continué de se contracter en octobre avec, pour la première fois depuis deux ans, des signes de faiblesse de l'industrie allemande, a indiqué la société Markit qui publie l'indice PMI.

Cette nouvelle s'ajoute au choc qu'a représenté l'annonce-surprise lundi soir par la Grèce d'un référendum sur le plan de sauvetage du pays, qui fait craindre au bout du compte la faillite du pays et sa sortie de l'euro. "Cette annonce est lourde de conséquences et accentue encore la cacophonie et l'incertitude qui règnent depuis plusieurs mois, estime Philippe Cohen, gérant chez Barclays Bourse. Surtout, cette annonce intervient à un moment où l'Europe a besoin d'unité et de crédibilité."

La perspective d'un référendum en Grèce sur l'accord conclu dans la douleur jeudi dernier entre les dirigeants européens a fait souffler un nouveau vent de panique mardi sur les marchés européens qui ont chuté parfois de plus de 6 %.

Trends.be, avec Belga

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