Grèce : le gouvernement obtient la confiance du Parlement

22/06/11 à 10:09 - Mise à jour à 10:09

Source: Trends-Tendances

Le gouvernement grec a obtenu, dans la nuit de mardi à mercredi, la confiance du Parlement, prélude au lancement d'un nouveau plan d'austérité.

Grèce : le gouvernement obtient la confiance du Parlement

© Reuters

Le gouvernement grec a obtenu, dans la nuit de mardi à mercredi, la confiance du Parlement, prélude au lancement d'un nouveau plan d'austérité, faisant le plein des voix socialistes, 155 sur 300, selon le président du Parlement. Tous les députés présents de l'opposition, 143 ont voté contre.

Le Premier ministre Georges Papandréou avait brigué la confiance pour resserrer les rangs de sa majorité en vue du vote, d'ici au 30 juin, d'un nouveau plan d'austérité et de privatisations, crucial pour la survie financière du pays. "Je demande la confiance pour continuer à faire face à la crise et aux déficits, éviter la faillite et garantir le maintien de la Grèce dans le noyau dur de l'euro", a-t-il lancé, concluant trois jours de débat parlementaire avant le vote.

"Ce vote est un contrat avec le peuple grec", engageant le gouvernement à "mettre toutes ses forces pour sortir de la crise. Il y a une perspective, une voie tracée, nous avons le soutien et l'aide de la communauté internationale et de l'Union européenne avec un prêt mammouth."

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"Nous avons besoin d'un plan parallèle de restructuration" du pays, "dont les objectifs seront harmonisés avec le programme budgétaire pluriannuel", le nouveau plan d'austérité dicté au pays par l'UE et le FMI, "mais nous permettant de meilleurs résultats en matière budgétaire, de croissance et de justice sociale", a plaidé Evangélos Vénizélos, ministre grec des Finances, lors du débat sur le vote de confiance réclamé par le gouvernement socialiste.

"Le premier point concerne une baisse plus importante et plus rapide des dépenses fonctionnelles de l'Etat que celles prévues, puis il faut une réforme radicale et immédiate de la fiscalité, et des mesures de croissance", a ajouté le ministre, propulsé à son poste lors du remaniement de la semaine dernière.

Evangélos Vénizélos a par ailleurs réitéré l'engagement du gouvernement à faire voter avant le 30 juin au parlement le programme économique courant jusqu'en 2015, comme la zone euro l'a exigé lundi en conditionnant à cette avancée législative le déblocage d'une nouvelle tranche, vitale pour le pays, du prêt UE-FMI de 110 milliards accordé en mai 2010.

Trends.be, avec Belga

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