Grèce: La Commission exclut un scénario de crise identique à celui de 2015

03/05/16 à 19:45 - Mise à jour à 19:45

Source: Belga

La Commission européenne a exclu mardi un "scénario de crise" concernant la Grèce identique à celui de 2015 quand ce pays avait frôlé la sortie de la zone euro, tout en affichant un optimisme mesuré sur les chances d'un accord sur les réformes grecques lundi prochain.

Grèce: La Commission exclut un scénario de crise identique à celui de 2015

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"Il n'y a aucune raison que se reproduise un scénario de crise sur le programme grec tant la situation du point de vue du travail commun, des résultats économiques et des réformes en cours de négociation est différente de ce qu'elle était l'an dernier", a déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, lors d'une conférence de presse.

Il était interrogé sur les chances que la Grèce et ses créanciers (UE-FMI) parviennent à un accord sur les réformes exigées d'Athènes, à l'occasion d'une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro prévue lundi prochain à Bruxelles.

"Je veux exprimer un optimisme raisonné, ce ne sont pas des sujets faciles, ça demande beaucoup d'énergie, beaucoup de travail, mais je pense que oui il y a un chemin", a déclaré M. Moscovici.

De son côté, le président du Conseil européen (qui représente les 28 Etats membres de l'UE), Donald Tusk, a souhaité qu'un accord sur la Grèce soit trouvé "très rapidement", lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre japonais Shinzo Abe.

"J'exhorte les ministres des Finances (de la zone euro) à trouver un accord très rapidement (...) J'encourage tous les pays membres et les institutions à redoubler d'efforts pour finaliser l'audit" des réformes grecques, a-t-il ajouté.

La réunion prévue lundi avait initialement été envisagée pour le 28 avril. Elle avait dû être reportée en raison de divergences entre Athènes et le Fonds monétaire international (FMI) sur les modalités de déclenchement d'une nouvelle série de réformes qui serait exigée en cas de dérapage des finances publiques.

Pierre Moscovici a admis que les négociations se poursuivaient sur ce "deuxième bloc" de réformes et la manière de les obtenir si la Grèce venait à s'écarter de l'objectif d'un excédent budgétaire primaire (avant paiement des intérêts de la dette) à 3,5% du PIB en 2018.

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