Grèce: il faut une solution rapide " à très très courte échéance "

11/07/11 à 14:59 - Mise à jour à 14:59

Source: Trends-Tendances

Angela Merkel a fait valoir que la Grèce avait besoin d'aide "à très très courte échéance", une déclaration en forme d'injonction à ses partenaires, quelques heures avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro. De son côté, Didier Reynders plaide pour une décision rapide sur les contours de la participation du secteur privé au second plan d'aide à la Grèce

Grèce: il faut une solution rapide " à très très courte échéance "

© Image Globe / MICHAEL KAPPELER

Les dirigeants européens semblaient avoir reporté à septembre toute décision précise sur la Grèce, mais la pression des marchés et le risque de contagion à l'Italie, dans le collimateur des investisseurs, forcent à presser le pas. "Croire qu'on peut attendre le mois de septembre sans aucun risque, je n'en suis pas sûr", a dit le ministre belge des Finances, Didier Reynders.

Depuis des semaines, les Européens tentent de mettre sur pied un nouveau plan de sauvetage pour Athènes, mais divergent fortement sur les modalités. Ainsi, la manière d'impliquer les créanciers privés du pays fait toujours débat alors que plusieurs pays dont l'Allemagne exigent une participation sous une forme ou une autre des banques et fonds détenteurs d'obligations grecques.

M. Reynders.a plaidé lundi pour une décision rapide sur les contours de la participation du secteur privé au second plan d'aide à la Grèce, afin de prévenir des turbulences financières dans les prochaines semaines. "On doit pouvoir avancer en juillet, si possible aujourd'hui, sur l'orientation du nouveau plan", a-t-il dit à l'agence BELGA, quelques heures avant le début d'une réunion de l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro).

"Si on attend trop longtemps, on risque de mettre en péril le principe même de la participation" du secteur privé, selon lui. Les institutions financières, qui sont en passe de publier leurs bilans trimestriels, pourraient en effet y acter les risques de défaut annoncés par les agences de notation et provisionner des montants importants. Le cas échéant, elles rechigneraient à participer au plan d'aide grec, estime M. Reynders.

"Tous les partenaires de la zone euro (sont) fermement décidés à défendre la stabilité de l'euro dans son ensemble", a rappelé Mme Merkel, dont le pays est le plus gros contributeur des aides aux pays européens en difficulté.Un peu plus tôt, son porte-parole Steffen Seibert a lui aussi appelé à une solution rapide, indiquant que la Grèce était la priorité absolue des réunions de lundi.

Trends.be avec Belga

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