FMI : nouveau plan d'aide de 28 milliards à la Grèce

15/03/12 à 17:55 - Mise à jour à 17:55

Source: Trends-Tendances

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi avoir donné son feu vert à un nouveau plan d'assistance d'une durée de quatre ans au profit de la Grèce, qui pourra atteindre 28 milliards d'euros.

FMI : nouveau plan d'aide de 28 milliards à la Grèce

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Le Fonds précise dans un communiqué que les autorités grecques peuvent d'ores et déjà tirer 1,65 milliard d'euros sur cette nouvelle ligne de crédit. Le FMI ajoute que son conseil d'administration a donné son aval à ce plan "pour soutenir le programme d'ajustement économique des autorités" grecques.

L'organisation souligne avoir annulé le programme d'assistance précédent à la Grèce approuvé en mai 2010. Les 20,3 milliards d'euros qu'Athènes a reçus dans le cadre de cette première aide, qui correspondent au plus gros prêt jamais versé par le FMI, restent dus au Fonds: Athènes devra les rembourser entre 2013 et 2015. Le FMI n'a publié qu'un court communiqué sur sa décision, indiquant qu'un autre, plus complet, serait publié ultérieurement.

La Grèce résorbe son arriéré fiscal plus rapidement que prévu

Les autorités grecques ont récupéré l'an dernier 946 millions d'euros d'arriéré d'impôt, un résultat nettement supérieur à l'objectif initial de 400 millions a rapporté jeudi la task force européenne envoyée à Athènes pour aider le pays à relancer la croissance et à moderniser son économie.

L'arriéré dans le dossier pendant devant le tribunal a quant à lui été résorbé de 15%. D'ici la fin de l'année, il devrait avoir été réduit de 80%, a estimé le chef de la task force, Horst Reichenbach, lors d'une conférence de presse à Athènes.

Dans son rapport précédent, la task force avait estimé à 60 milliards d'euros au total le montant de l'arriéré fiscal en Grèce, dont 6 à 8 milliards étaient jugés récupérables rapidement. Il reste donc de la marge, mais M. Reichenbach estime que les bons premiers résultats prouvent l'utilité de sa task force.

Plus globalement, M. Reichenbach juge que la restructuration de la dette grecque décidée récemment constitue "une base solide pour un nouveau départ" de l'économie grecque. Il identifie plusieurs priorités pour stimuler la croissance, en particulier les obstacles administratifs qui freinent le potentiel d'exportation. Un exportateur grec doit, par exemple, compter environ 20 jours de formalités douanières, alors que la moyenne européenne est de dix jours. La task force oeuvre par ailleurs à la mise à disposition de financements pour les PME et à une meilleure absorption des fonds européens. Avec un taux d'absorption passé à 35%, la Grèce dépasse désormais la moyenne européenne, mais peut encore enregistrer des progrès, notamment pour lancer des grands projets d'infrastructure.

Avec Belga

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