Espagne : croissance et austérité sont "compatibles"

30/04/12 à 19:58 - Mise à jour à 19:58

Source: Trends-Tendances

L'Espagne estime qu'"austérité et croissance" sont compatibles et ne fera pas appel à une aide extérieure pour recapitaliser ses banques, selon le ministre de l'Economie, son homologue allemand saluant les efforts "impressionnants" du pays.

Espagne : croissance et austérité sont "compatibles"

© AFP

"Le gouvernement espagnol ne voit pas d'incompatibilité entre austérité et croissance économique, au contraire", a déclaré ce lundi Luis de Guindos, lors d'une conférence de presse organisée à Saint-Jacques de Compostelle en compagnie du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schauble. "La rigueur budgétaire est incontournable si l'on veut établir des fondements solides et un financement suffisant de la croissance économique de notre pays. C'est une condition nécessaire", a-t-il précisé, alors que le débat sur ce thème agite l'Union européenne depuis quelques jours.

Qualifiant d'"impressionnantes" les réformes entreprises par l'Espagne, Wolfgang Schauble a affirmé pour sa part que "l'Espagne est sur la bonne voie et nous parions tous (en Europe, ndlr) là-dessus car nous avons besoin d'une Espagne forte".

Point noir du panorama économique espagnol depuis l'explosion de la bulle immobilière en 2008, le secteur financier concentre une grande partie des inquiétudes du marché. Mais selon Luis de Guindos, la réforme financière lancée par le gouvernement conservateur en février, qui implique un nouvel effort de provisions à hauteur de 53,8 milliards d'euros de la part des banques, suffira à l'assainir. "L'Espagne n'a aucune intention de faire appel au FESF (Fonds européen de stabilité financière, ndlr) ni à aucun autre organisme pour recapitaliser ses banques", a-t-il affirmé.

Le pays songe cependant à créer une agence pour regrouper les actifs immobiliers de ses banques, afin d'assainir leurs bilans, a indiqué le ministère de l'économie.

La Banque d'Espagne a révélé vendredi que le secteur bancaire accumulait 184 milliards d'euros d'actifs immobiliers problématiques fin 2011, soit 60% de son portefeuille.

Trends.be, avec Belga

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