Électricité: pourquoi la tarification progressive est une "fausse bonne idée"

16/12/15 à 14:04 - Mise à jour à 14:02

Faire payer plus cher le kilowattheure lorsqu'on consomme plus, voilà un principe a priori alléchant sur papier. Mais, dans la pratique, les avis sont partagés sur les réels bénéfices et la faisabilité d'un tel système.

Début 2014, le gouvernement wallon adoptait un décret sur "la tarification progressive et solidaire de l'énergie". L'objectif était de mettre en place une tarification progressive de l'électricité à partir de l'année 2015. Après les élections, le projet a été mis au placard par la nouvelle coalition et n'en sortira pas avant, au mieux, 2017. A Bruxelles, la progressivité suscite également le débat. Une étude sur les conséquences de la mise en place d'une telle mesure en 2018 a été demandée au cabinet de consultance Sia Partners. L'analyse révèle notamment que le système, au-delà des bénéfices qu'il peut engendrer, s'il devait voir le jour sous les différentes contraintes imposées, serait confronté à quelques difficultés. Pourquoi donc une idée a priori simple et bénéfique suscite-t-elle des avis si peu enthousiastes ? Pour Per Agrell, spécialiste du marché de l'électricité et professeur à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve, "la tarification progressive est en réalité une fausse bonne idée".
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Inscrivez-vous afin de pouvoir lire 4 articles gratuits par mois.

Nos partenaires