Economie en zone UE: la France est mise sous surveillance

05/03/14 à 14:43 - Mise à jour à 14:43

Source: Trends-Tendances

La Slovénie, l'Italie et la Croatie - dernier État entré dans l'UE - font face à des déséquilibres macro-économiques excessifs de leur économie, tandis que la France est désormais placée sous surveillance renforcée, a annoncé mercredi le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.

Economie en zone UE: la France est mise sous surveillance

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La Belgique, pour sa part, reste en état de déséquilibre macro-économique de son économie, comme c'est le cas de 13 autres États membres soumis par la Commission à un bilan approfondi.

M. Rehn a émis à l'égard de l'économie du royaume des remarques récurrentes portant sur le coût salarial, qui nécessite selon lui des mesures supplémentaires. Celles-ci devraient porter sur les charges sur le travail et un meilleur alignement de la formation des salaires sur la réalité économique, selon le commissaire finlandais. L'exécutif européen relève une nouvelle fois le fort taux d'endettement public de la Belgique.

C'est surtout l'Italie qui reçoit les remarques les plus acerbes. Rome doit agir pour faire face à une dette publique très élevée et une compétitivité extérieure faible, enracinées dans une croissance trop lente de la productivité. La Commission appelle donc le nouveau chef du gouvernement italien Matteo Renzi à une action politique "urgente et décisive" pour réduire les risques de retombées négatives sur l'économie italienne et la zone euro.

Quant à la France, deuxième économie de la zone euro, ses déséquilibres macro-économiques n'ont pas été suffisamment corrigés et nécessitent désormais une surveillance renforcée qui sera également appliquée à l'Espagne et à l'Irlande, deux pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d'assistance financière.

De son côté, l'Allemagne est une nouvelle fois épinglée pour ses excédents, qui constituent des déséquilibres macroéconomiques. L'excédent commercial allemand, supérieur à 6% du PIB depuis 2007, traduit la dépendance de Berlin envers les exportations et la faiblesse de sa demande intérieure.

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