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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

03/10/14 à 13:47 - Mise à jour à 14:53

Devenir commissaire européen, c'est la gloire pour un homme politique!

C'est normal, devenir commissaire européen, c'est prestigieux. C'est devenir, en quelque sorte, l'un des ministres de la première puissance économique mondiale ; c'est accessoirement être assuré d'avoir un job très bien payé! Mais encore faut-il convaincre les députés européens que vous faites bien l'affaire...

Devenir commissaire européen, c'est la gloire pour un homme politique!

© BELGAIMAGE

Au cours de ces derniers jours, certains candidats au poste de commissaire européen ont été soit très critiqués, soit carrément renvoyés pour une autre audition.

Pierre Moscovici, ancien ministre des finances de la France, désigné par son pays pour le poste clé de commissaire européen aux affaires économiques, a eu beaucoup de mal à convaincre les eurodéputés. En effet, son futur poste implique qu'il soit le garant de l'orthodoxie budgétaire, l'homme qui va taper sur les doigts des pays qui n'équilibrent pas leurs comptes. Mais comment peut-il être crédible sur ce sujet, alors que son pays, la France, n'arrive pas à respecter les règles. Comment lui, le braconnier, peut-il se transformer en garde-chasse ? C'est la question qui reste posée !

Quant au représentant britannique, Jonathan Hill, lui, il a carrément été renvoyé par le parlement européen pour une seconde audition orale. Autrement une seconde session comme un cancre à l'école !

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Devenir commissaire européen, c'est la gloire pour un homme politique! A condition de convaincre...

En principe, Jonathan Hill devrait s'occuper de la réglementation financière en Europe. Mais à l'oral, il a clairement montré qu'il ne connaissait rien au sujet, il a été incapable de répondre à aux questions de base. Et en plus, certains lui reprochent son ancienne casquette de consultant, d'être quelqu'un qui sera trop proche des arguments des lobbys bancaires.

Même critique avec l'espagnol Miguel Arias Canete, envoyé par son pays pour diriger le portefeuille de l'énergie et du climat en Europe. Ses opposants lui reprochent d'être favorable aux énergies fossiles, et en plus, ils l'accusent de conflits d'intérêts en raison de son implication dans deux sociétés de stockage pétrolier. Le candidat espagnol a rejeté les accusations de conflit d'intérêts, en soulignant avoir vendu ses actions dans ses deux sociétés dès sa désignation au poste de commissaire à l'énergie.

Tout cela est vrai, mais cette nouvelle commission laisse un goût de malaise. Des portefeuilles-clés de la commission européenne vont être donnés à des personnes qui ne conviennent pas, uniquement pour des raisons d'équilibre politique, ce n'est pas l'image que les citoyens attendent de l'Europe.

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