Dette: sans compromis, les dégâts seront " incalculables" prévient Obama

26/07/11 à 08:48 - Mise à jour à 08:48

Source: Trends-Tendances

Le président Barack Obama a estimé lundi que l'attitude des républicains dans le débat sur la dette américaine avait conduit à une impasse "dangereuse". Les Etats-Unis "ne peuvent faire défaut sur leurs obligations" de remboursement de la dette, a rassuré John Boehner, un responsable républicain au Congrès.

Dette: sans compromis, les dégâts seront " incalculables" prévient Obama

© Image Globe / JAMES WATSON

Dans une intervention solennelle à la Nation en direct depuis la Maison Blanche, M. Obama a appelé ses compatriotes à faire pression sur le Congrès, où ses adversaires sont majoritaires à la Chambre des représentants, pour parvenir à ce compromis." En effet, en l'absence de compromis sur le relèvement du plafond de la dette américaine, le Trésor a prévenu que les Etats-Unis risqueraient de se retrouver en défaut de paiement après le 2 août. Le gouvernement fédéral devrait alors faire des choix drastiques entre le remboursement de sa dette et les dépenses courantes comme les salaires des fonctionnaires ou les pensions et l'aide aux plus pauvres.

Malgré l'approche de la date butoir et l'impossibilité apparente de réconcilier les positions des élus, M. Obama s'est dit persuadé qu'un compromis était possible. "J'ai dit aux chefs de file des deux partis qu'ils devaient parvenir à un compromis dans les prochains jours, qui pourra être adopté par les deux chambres du Congrès, un compromis que je pourrai promulguer. Et je suis certain que nous pouvons sceller ce compromis", a-t-il dit.

John Boehner, un responsable républicain au Congrès a reconnu que "les emplois et l'épargne d'un trop grand nombre d'Américains (seraient) en jeu" si les Etats-Unis ne remboursaient pas leur dette pour la première fois de leur histoire, mais a accusé le président Barack Obama de ne pas accepter les solutions proposées par son parti.

"La triste vérité c'est que le président voulait un chèque en blanc il y a six mois et il veut toujours un chèque en blanc. Et il ne l'aura pas", a martelé M. Boehner, qui répondait en direct à l'allocution du président à la Nation.

Trends.be avec Belga

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