Déficit : la Belgique fait mieux que le Pacte de stabilité

12/01/11 à 11:54 - Mise à jour à 11:54

Source: Trends-Tendances

Le déficit 2010 pour l'ensemble des pouvoirs publics est de 4,6 % du PIB, soit une amélioration du solde de financement de 0,2 par rapport au dernier contrôle budgétaire et au programme de stabilité européen.

Déficit : la Belgique fait mieux que le Pacte de stabilité

© Bloomberg

Les principaux ministres du gouvernement fédéral sortant ont approuvé mercredi, en conseil restreint, les chiffres définitifs de la situation budgétaire 2010.

Le déficit pour l'ensemble des pouvoirs publics est de 4,6 % du PIB, soit une amélioration du solde de financement de 0,2 par rapport au dernier contrôle budgétaire et au programme de stabilité européen. Le gouvernement Leterme, qui table sur une amélioration du même ordre en 2011, annonce des mesures de compression de dépenses pour la mi-février. Faute d'accord politique entre les partis sortis vainqueurs des urnes voici six mois, il approuvera un projet de budget.

Dans la foulée de l'appel lancé fin décembre au Bureau du plan afin qu'il accélère l'élaboration des prévisions macroéconomiques, et conformément à la demande exprimée lundi par le roi, le conseil des ministres restreint s'est accordé mercredi sur une méthode permettant de préparer des mesures budgétaires en 2011.

Les principaux ministres du gouvernement ont donné le feu vert à la préparation d'un nouveau projet de loi de finances permettant, le cas échéant, de débloquer des crédits pour les mois d'avril, mai et juin. Une première loi de finances votée à la Chambre permet déjà l'ouverture de crédit en janvier, février et mars. Ces mesures rendent possible le fonctionnement de l'Etat en l'absence de gouvernement de plein exercice.

L'équipe Leterme a par ailleurs donnée instruction mercredi, à l'administration, de préparer un budget 2011. Elle a en outre décidé de "préparer des initiatives" visant à améliorer le solde budgétaire en 2011. Celles-ci pourraient être approuvées en concertation avec le Parlement, même en l'absence de budget.

Le gouvernement Leterme décidera à la mi-février s'il approuvera un véritable budget

Le gouvernement devrait disposer des conclusions du Bureau du plan entre le 25 et le 30 janvier. Les départements des Finances et de la Sécurité sociale seront ensuite chargés d'une ré-estimation de la situation et un rapport sera ensuite demandé au Comité de monitoring, chargé de suivre l'évolution en période d'affaires courantes.

Compte tenu de l'évolution politique, le gouvernement Leterme décidera à la mi-février s'il approuvera un véritable budget ou si des mesures particulières seront prises avec l'aval du Parlement. "Si la situation perdure, nous prendrons nos responsabilités : le gouvernement est en capacité de déposer si nécessaire un budget", a indiqué Yves Leterme, relativisant la notion d'"affaires courantes", qui n'est pas encadrée par la loi mais ressortit à la tradition.

L'ambition est de voir le déficit passer en-dessous de la barre des 4 % du PIB en 2011, a ajouté le Premier ministre.

Gouvernement : "Même le ratio de la dette, resté en-dessous des 100 % du PIB, est sous contrôle !"

Yves Leterme et les vice-Premiers ministres ont organisé mercredi une conférence de presse au cours de laquelle ils ont insisté, chiffres à l'appui, sur la bonne tenue des fondamentaux économiques de la Belgique, notamment en comparaison avec la situation au sein de l'Union européenne et de la zone euro en particulier.

Même le ratio de la dette, resté en-dessous des 100 % du PIB, est sous contrôle, ont-ils insisté, assurant mener une politique active à cet égard. Celle-ci reste nécessaire : en matière de financement de la dette, Didier Reynders, ministre des Finances, a admis mercredi que l'évolution des derniers jours des spreads à dix ans avec l'Allemagne et des prix des CDS à cinq ans suscitait "une certaine préoccupation".

Selon certains observateurs, cette situation pourrait être due en partie à l'impasse politique. A cet égard, le Premier ministre a rappelé que les gouvernements régionaux et de Communauté n'étaient pas concernés par cette situation, tandis qu'au fédéral, le concept des affaires courantes permet de prendre toutes les mesures nécessaires.

Trends.be, avec Belga

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