Déficit à 2,8 % : oui, mais comment ?

08/02/12 à 09:28 - Mise à jour à 09:28

Source: Trends-Tendances

Di Rupo Ier peut conserver l'objectif d'un déficit 2012 à 2,8 % s'il taille davantage dans ses dépenses. "Il y a encore un peu de graisse sur l'appareil d'Etat", estime le ministre Van Quickenborne, qui s'opposera à "toute mesure qui entraverait la reprise économique".

Déficit à 2,8 % : oui, mais comment ?

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Vincent Van Quickenborne, vice-Premier ministre (Open VLD), a répété mercredi que, pour lui, le gouvernement doit respecter ses engagements et limiter le déficit 2012 à 2,8 % du PIB.

Le ministre des Pensions est d'avis que, pour arriver à ce résultat, des efforts peuvent encore être consentis dans les dépenses. Lors de la confection du budget 2012, le gouvernement a tenu compte d'une croissance de 0,8 % mais celle-ci sera certainement plus basse. Les dernières estimations du Bureau du plan devraient être connues le 10 février. Sur cette base, le gouvernement entamera un contrôle budgétaire pour garder le budget sur les rails.

Certaines rumeurs circulent selon lesquelles le gouvernement pourrait se contenter de limiter le déficit à 3 % mais, pour Vincent Van Quickenborne, il faut respecter l'engagement d'un déficit limité à 2,8 % et chacun serait d'accord sur ce point au sein du gouvernement.

Pour y arriver, il est d'avis qu'il y a encore de la marge dans les dépenses, a-t-il expliqué mercredi matin à la VRT radio : "Il y a encore un peu de graisse sur l'appareil d'Etat !" Et d'ajouter qu'il s'opposera à toute mesure qui entraverait la reprise de la croissance économique.

En ligne de mire : les propos tenus fin janvier par Thierry Giet, président faisant fonction du Parti socialiste, qui remettait sur le tapis l'idée d'une taxation accrue des revenus du capital, assurant que le fédéral "ne peut plus jouer sur les dépenses".

Ce à quoi Alexander De Croo, président de l'Open VLD (déjà), avait rétorqué : "Ce sont des impôts inefficaces que nous avons déjà évacués de la table voici plusieurs mois. Imposer maintenant des impôts supplémentaires, ce serait pousser l'économie dans la direction d'une récession avec des effets contraires à ceux que nous recherchons."

Trends.be, avec Belga

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