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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

29/04/15 à 16:03 - Mise à jour à 16:03

Comment survivre à un contrôle fiscal ciblé en 2015

Le fisc belge est devenu galant depuis 4 ans. C'est vrai, non seulement il nous prévient qu'il va nous contrôler, mais en plus, il le fait longtemps à l'avance !

Comment survivre à un contrôle fiscal ciblé en 2015

/ © istock

Ce n'est pas une blague, l'administration fiscale a dévoilé pour l'année 2015, non pas les noms - faut tout de même pas exagérer -, mais les catégories de contribuables qui risquent de devoir s'expliquer avec le fisc au cours des prochains mois. Bien entendu, ce n'est pas parce que vous êtes dans une catégorie visée que vous serez nécessairement contrôlés, ce ne serait d'ailleurs techniquement pas possible vu les effectifs et l'organisation de l'administration fiscale. Alors, quelles sont ces fameuses catégories visées ?

Il y a d'abord, les travailleurs frontaliers. En Belgique, on est jamais très loin d'une frontière, donc c'est vrai que pas mal de Belges travaillent en France, au Luxembourg ou aux Pays-Bas. Dans ce cas précis, le fisc vérifie que le travail est réellement accompli à l'étranger, il faut donc être en mesure de prouver notamment sa présence physique à l'étranger.

Les chefs d'entreprises qui optent pour les frais réels plutôt que pour le forfait de 3% des revenus professionnels sont également sur la liste des contrôles. Là encore, il faudra bien garder les preuves de certains frais, comme les frais de voiture liés aux déplacements domicile-travail et aux déplacements professionnels. De même pour les frais de bureaux comme le chauffage ou l'électricité. Il faudra donc déjà vous préparer avec votre petit dossier pour justifier les frais déduits.

Comme catégorie cible, il y a également les enfants présentés comme à charge alors que selon la loi, ils ne le sont en réalité plus. N'oubliez pas que pour que bénéficier de l'avantage fiscal, il faut que l'enfant fasse partie du ménage le 1er janvier de l'année d'imposition et qu'il ne dispose pas de revenus au-delà d'un certain seuil.

Et puis, il y a une catégorie qui n'en est pas une à proprement parler : celle de tous ceux et celles qui commettent l'idiotie d'afficher un train de vie nettement supérieur à leurs revenus. A moins de prouver qu'ils ont gagné à la Loterie nationale ou qu'ils ont bénéficié d'un don manuel, ils risquent d'avoir une discussion intéressante avec le contrôleur fiscal. D'autant que la crise aidant, les corbeaux, c'est-à-dire les lettres anonymes de dénonciation, n'ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années... Les voilà donc prévenus.

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