Chypre: les conditions du plan d'aide assouplies

03/04/13 à 09:00 - Mise à jour à 09:00

Source: Trends-Tendances

L'île a jusqu'à 2018, soit deux années de plus qu'initialement prévu, pour atteindre les objectifs exigés par la troïka en contrepartie d'un prêt de 10 milliards d'euros, a indiqué le gouvernement chypriote mardi.

Chypre: les conditions du plan d'aide assouplies

© AFP

C'est mieux que rien... Le plan de sauvetage européen accordé à Chypre a été assoupli, en donnant notamment un peu plus de temps à l'île pour réduire son déficit, afin de "réduire la pression sur l'économie" chypriote, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides.

Chypre a désormais cinq ans pour atteindre un excédent primaire (hors service de le dette) de 4% du PIB.

"Nous avons achevé la rédaction du protocole d'entente, qui est une condition préalable à un accord sur le prêt", a indiqué M. Stylianides, se félicitant qu'une "période d'incertitude se termine".

Soulignant que le gouvernement avait "peu de marge de manoeuvre en raison du projet d'accord signé avec le précédent gouvernement en novembre", le porte-parole du gouvernement chypriote a souligné que "la situation est désormais normalisée et consolidée, avec les conditions nécessaires pour redémarrer l'économie".

500 postes de fonctionnaires épargnés

Cet assouplissement permet de préserver des emplois, notamment dans l'éducation, a-t-il estimé, indiquant que, durant la période d'ajustement, 4.500 postes de fonctionnaires seraient supprimés au lieu de 5.000 initialement prévus.

Chypre était arrivé à un accord avec les créanciers de la troïka (UE, FMI et BCE) dans la nuit du 24 au 25 mars, pour un plan d'aide qui prévoit notamment un crédit de 10 milliards à Nicosie, en échange de mesures drastiques, comme la mise en faillite ordonnée de la deuxième banque du pays, la Laïki.

Les autorités chypriotes avaient également accepté une ponction sur les dépôts de plus de 100.000 euros de la Bank of Cyprus, des réformes structurelles, des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés de 10 à 12,5%.

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