Budget fédéral: l'équilibre en 2018 n'est pas un fétiche, dit Sophie Wilmès

22/03/17 à 19:24 - Mise à jour à 19:24

Source: Belga

Le retour à l'équilibre budgétaire en 2018 n'est pas un "fétiche", a répété mercredi la ministre du Budget, Sophie Wilmès, en commission de la Chambre après la présentation du premier ajustement budgétaire 2017.

Budget fédéral: l'équilibre en 2018 n'est pas un fétiche, dit Sophie Wilmès

Sophie Wilmes. © Belga

"L'équilibre en 2018 est-il un fétiche absolu? Je ne le pense pas. Ce qui compte, c'est d'être sur le chemin de l'assainissement budgétaire et nous l'avons sérieusement entamé. Il faut tenir compte de la réalité de terrain, notamment éviter de prendre des mesures qui entreraient en collision avec le développement économique. Un équilibre budgétaire sans croissance et sans emploi, on ne le garderait pas longtemps", a déclaré la ministre.

Le gouvernement s'est fixé un objectif de déficit de 0,8% du PIB en 2017 pour accomplir ainsi un effort d'1,2% sur deux ans. En 2018, il ambitionne toujours de revenir à l'équilibre. Un rapport du Bureau du Plan dont "De Tijd" a fait écho mercredi incite toutefois au pessimisme. Le déficit structurel pourrait s'élever à 1,3% cette année et même à 1,5% l'an prochain. L'effort à fournir par le gouvernement représenterait dès lors pas moins de 6,5 milliards d'euros.

Il s'agit d'un rapport provisoire et qui concerne toutes les entités belges, a précisé la ministre. Le Bureau du Plan se montre en général plus pessimiste mais ses prévisions, comme celles de la Commission européenne, ne se vérifient pas toujours. A la fin de l'année passée, les prévisions de déficit frôlaient les 3%. Celui-ci représente finalement 2,6% du PIB, a souligné la ministre.

Le contrôle budgétaire concerne l'année 2017, a-t-elle encore fait remarquer. Les travaux en vue du budget 2018 ne commenceront qu'à l'été. D'ici là, l'objectif demeure le retour de l'équilibre l'an prochain. Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, a d'ailleurs insisté sur l'importance de cet équilibre pour désendetter durablement le pays. La dette publique de la Belgique représente près de 107% du PIB.

Pour l'opposition, les déclarations de la ministre sont claires: "Vous ne visez plus l'équilibre en 2018", a lancé Ahmed Laaouej (PS).

Nos partenaires