Paul Jorion
Opinion

10/10/16 à 10:30 - Mise à jour à 10:55

'À quoi bon l'immortalité si la survie du genre humain devient impossible ?'

Voici un demi-siècle, Jean Rostand se demandait si les grandes expéditions vers l'espace n'étaient pas un luxe, ou comme le dit Chamfort: "Avoir des dentelles avant des chemises" si l'on pensait aux nombreux êtres humains qui, au même moment, ne pouvaient survivre, épuisés qu'ils étaient par la famine et la misère

A la même époque, il tirait déjà la sonnette d'alarme. Faisant écho au livre de Rachel Carson Printemps silencieux (1962), il nous faisait comprendre que notre rapport à la nature, que nous croyons réglé par une harmonie préétablie entre elle et nous, était en train de changer. La nature n'était pas cet océan de ressources illimitées que nous aimions y lire, nous nous devions d'en protéger la faune et la flore, pour le bien de notre propre espèce, pour le bonheur que nous procure la nature tout entière, autour de nous et en nous.
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