Lire la chronique de Thierry Afschrift
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Professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
Opinion

20/07/16 à 15:44 - Mise à jour à 16:07

'À qui nuit vraiment la fraude fiscale?'

Par nature, l'estimation de la fraude fiscale est une chose difficile, puisqu'elle porte sur des comportements et des valeurs cachés. Différentes études citent toutefois des sommes de l'ordre de 24 à 30 milliards d'euros, ce qui est considérable mais guère surprenant.

Des hommes politiques, de gauche mais aussi de droite, font souvent remarquer que si cette fraude n'existait pas, les contribuables qui payent leur dû seraient moins taxés, parce qu'une recette constante serait distribuée entre un nombre plus important de cotisants. C'est une manière pour eux de tenter d'obtenir l'appui d'électeurs qui ne fraudent pas, ou fraudent peu, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de le faire, en raison de la nature de leur activité professionnelle le plus souvent. L'argument, facile, consiste à affirmer que si les 15 % des impôts actuellement éludés étaient régulièrement payés, cela permettrait de réduire d'une proportion analogue l'impôt payé par ceux qui ne fraudent pas. On trouve un tel argument, très explicite, par exemple dans l'ouvrage Zwart en wit de John Crombez, ex-secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude et président du sp.a.
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