"8.600 personnes travaillent pour VW en Belgique", rappelle Kris Peeters

29/09/15 à 15:50 - Mise à jour à 15:49

Source: Belga

"Je suis préoccupé par l'incertitude dans laquelle vivent ces personnes et nous ferons tout notre possible pour garantir le maintien de ces emplois", a déclaré le ministre fédéral de l'Economie et de la Protection des consommateurs Kris Peeters ce mardi midi.

"8.600 personnes travaillent pour VW en Belgique", rappelle Kris Peeters

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"Les actions en justice contre le scandale environnemental mettant en cause le constructeur automobile allemand Volkswagen (VW) doivent être intentées avec la conscience de leurs conséquences potentielles", a affirmé mardi midi le ministre fédéral de l'Economie et de la Protection des consommateurs Kris Peeters après une rencontre avec Denis Gorteman, CEO de l'importateur de VW en Belgique D'Ieteren et Luc Bontemps, administrateur général de la Fédération Belge de l'Automobile et du Cycle (Febiac). Kris Peeters estime à 8.600 le nombre d'emplois directs chez VW en Belgique.

"Le problème chez VW est grave, très grave, mais laissez-nous procéder étape par étape sans nous presser", a déclaré Kris Peeters. Volkswagen annoncera le 7 octobre prochain un plan d'action contenant des mesures concrètes censées régler le problème. "Soyons donc prudents avec le lancements d'actions en justice et attendons le plan d'action de VW", a ajouté M. Peeters.

"Nous devons être bien conscients que 8.600 personnes travaillent pour le groupe VW en Belgique: 4.000 dans le réseau des concessionnaires, 1.600 chez l'importateur D'Ieteren et 3.000 chez Audi. Je suis préoccupé par l'incertitude dans laquelle vivent ces personnes et nous ferons tout notre possible pour garantir le maintien de ces emplois", a ajouté Kris Peeters.

Le ministre estime que le scandale VW va remettre en avant les dossiers traitant de la mobilité respectant davantage l'environnement. "Profitons de cette crise pour avancer sur ces dossiers et en retirer quelque chose de positif. Tout le monde est préoccupé par les particules fines", a-t-il fait valoir.

Denis Gorteman a souligné pour sa part que D'Ieteren était "très choqué" par la situation et que l'importateur "prendra toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des clients." D'Ieteren Auto attend encore des précisions de la part de VW. Une opération de rappel des voitures incriminées en Belgique est possible. Un tel rappel ne devrait toutefois pas être obligatoire, "mais nous devrons certainement proposer cette possibilité aux propriétaires", selon M.Gorteman.

Luc Bontemps a déclaré pour sa part que la Febiac était "furieuse". "Il y a à présent un nouveau CEO qui a le devoir de faire toute la clarté sur cette affaire", a-t-il estimé, ajoutant que "l'industrie automobile avait, ces dernières années, réalisé d'énormes efforts pour rendre leurs véhicules plus respectueux de l'environnement."

A la fin de cette semaine ou à la fin de la semaine prochaine, Kris Peeters rencontrera une nouvelle fois les différents acteurs de ce dossier. D'Ieteren attend toujours les chiffres précis de VW sur le nombre de véhicules en Belgique équipés du logiciel permettant de détecter un contrôle antipollution.

Il y a quelques jours Kris Peeters avait estimé ce nombre potentiel à 500.000.

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