50 % du bénéfice des PME va dans la poche de l'Etat

06/03/12 à 15:13 - Mise à jour à 15:13

Source: Trends-Tendances

Pour plus de la moitié des PME belges, au moins 5 % du chiffre d'affaires et au moins 52 % du bénéfice d'exploitation reviennent à l'Etat. Une PME bénéficiaire sur quatre paie l'Isoc maximum de 33,8 % et plus.

50 % du bénéfice des PME va dans la poche de l'Etat

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Pour plus de la moitié des PME belges, au moins 5 % du chiffre d'affaires et au moins 52 % du bénéfice d'exploitation reviennent à l'Etat, ressort-il d'une analyse des comptes de 2.600 PME belges réalisée par Deloitte Fiduciaire et présentée mardi.

Deloitte Fiduciaire a calculé l'"empreinte fiscale" des PME belges, en tenant compte, outre de la contribution des entreprises à l'impôt des sociétés, d'autres charges fiscales et parafiscales auxquelles sont soumises les PME. Selon la société de conseil, il ressort de cette analyse, qui confirme une récente étude de la FEB, que "la contribution des PME aux ressources de l'Etat est importante".

"Les PME qui créent et maintiennent de l'emploi sont le meilleur moyen pour assurer le train de vie de l'Etat à l'avenir"

Parmi les PME belges qui paient l'impôt des sociétés, la moitié d'entre elles sont soumises à un taux d'imposition de 27,9 %. Une PME bénéficiaire sur quatre paie même le taux maximum de 33,8 % et plus, tandis qu'une petite et moyenne entreprise sur quatre paie moins de 18,6 % d'impôts sur le bénéfice déclaré. Des différences se remarquent toutefois en fonction des secteurs puisque la construction et l'industrie, qui emploient davantage de main d'oeuvre, ont en moyenne une "empreinte fiscale" plus élevée.

L'impôt des sociétés ne représente toutefois pas le poste le plus important à charge des PME, loin s'en faut, puisque l'impôt des sociétés pèse 28 % de la pression fiscale, alors que les charges de sécurité sociale (cotisations patronales) représentent à elles seules 61,5 %. "Les PME qui créent et maintiennent de l'emploi sont le meilleur moyen pour assurer le train de vie de l'Etat à l'avenir", résume Dominique Deliège, associé chez Deloitte Fiduciaire.

Intérêts notionnels : de l'importance, pour les PME, de disposer de fonds propres importants

Autre constat remarquable : plus de 70 % des PME ont renoué avec les bénéfices dès 2010, après la grave crise financière de 2008-2009.

Par rapport au débat sur la déductibilité des intérêts notionnels, Deloitte Fiduciaire souligne encore l'importance, pour les PME, de disposer de fonds propres importants. Les entreprises qui ont une structure financière solide sont en effet mieux armées pour garder leur niveau d'emploi pendant une crise économique.

"Toutes les mesures qui permettent de renforcer la capitalisation et les mises en réserve de fonds propres semblent être des mesures qui rapportent à l'Etat", poursuit Dominique Deliège.

Deloitte Fiduciaire rappelle encore que les entreprises ont besoin de stabilité et de simplicité en matière fiscale. A cet égard, les changements récemment intervenus en matière de voitures de société n'ont, semble-t-il, pas facilité la vie des employeurs.

Trends.be, avec Belga

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