2011, annus mirabilis pour l'Europe ?

13/12/11 à 21:44 - Mise à jour à 21:44

Source: Trends-Tendances

Herman Van Rompuy est un optimiste avoué : "Quand cette crise sera derrière nous, ce que l'on vit maintenant comme une annus horribilis sera un jour considéré comme une annus mirabilis", soit une "année miraculeuse".

2011, annus mirabilis pour l'Europe ?

© EPA

Les décisions prises par les dirigeants européens pour affronter la crise financière et budgétaire permettront un jour de considérer l'année 2011 "comme une annus mirabilis" (une "année miraculeuse"), a assuré mardi à Strasbourg Herman van Rompuy, président de l'UE.

"Je suis un optimiste : quand cette crise sera derrière nous, on verra ce qu'on aura réalisé dans l'année 2010 et 2011, et ce que l'on vit maintenant comme une annus horribilis (une année horrible) sera un jour considéré comme une annus mirabilis, a-t-il affirmé devant les élus européens à l'issue d'un débat sur les résultats du sommet européen de jeudi et vendredi. On dira de ces années difficiles qu'elles ont permis de créer la base pour que cette crise ne se reproduise jamais plus et qu'on a changé profondément l'Union."

Le Royaume-Uni, faisant cavalier seul, a mis son veto jeudi dernier lors du sommet européen à un changement de traité pour y introduire plus de discipline budgétaire. Cette position a contraint les autres Etats membres à se rabattre sur un accord intergouvernemental, dont Herman Van Rompuy a confirmé mardi qu'il devrait être finalisé d'ici mars. "Je ne ferai pas de polémique sur tout cela, a-t-il déclaré. Mais un jour, nous serons à nouveau à 27 pour que tout le monde se mette d'accord sur ce sur quoi nous n'avons pas pu nous mettre d'accord il y a quelques jours."

Herman van Rompuy souhaite qu'à cette occasion, les Etats membres puissent "convenir d'un vrai changement de traité dans lequel on intégrera les acquis du traité intergouvernemental". Mais entre-temps, la solution de la crise impose ce traité intergouvernemental, "un deuxième choix, mais on fera tout pour que ce soit un pas en avant."

"Ce traité intergouvernemental devra respecter les traités existants, les acquis du marché unique et il n'introduira pas de discrimination, a-t-il affirmé. Le Parlement européen sera associé au processus de confection de ce traité intergouvernemental."

Trends.be, avec Belga

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