Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

12/09/11 à 10:10 - Mise à jour à 10:10

Pile je perds, face tu gagnes !

Vous comptez placez votre argent ? Sachez que la tendance des taux d'intérêt est hélas à la baisse ! Au contraire, vous ne voulez pas placer votre argent, mais en emprunter, dans ce cas, la tendance des taux d'intérêt est hélas à la hausse ! Autrement dit, placer ou emprunter de l'argent aujourd'hui revient à jouer à un jeu bancaire qui pourrait s'intituler : pile, je perds et face, tu gagnes !

Le journal Le Soir a fait l'enquête avec l'aide du site le guide-épargne.be est arrive à la même conclusion. En matière de crédit personnel, on reste toujours étonné par la hauteur des taux d'intérêt réclamés. Pour un simple prêt de 10.000 euros remboursable en 36 mois, la fourchette varie de 8% à 12,50% çàd le maximum légal. Idem pour les prêts à la consommation du type crédit auto. Là encore, selon le site guide-épargne.be, pour un emprunt de 15.000 euros remboursables en 48 mensualités, le taux va de presque 4% à 12,50%. Autant dire, que soit les uns ne savent pas calculer, soit les autres sont en perte sinon comment expliquer un tel écart de taux selon les établissements bancaires ?

Heureusement, le prêt hypothécaire - du moins celui à taux fixe - reste encore un îlot de relative stabilité. Le taux moyen du marché pour un prêt remboursable en 20 ans est de 4,20%, en revanche, le taux d'intérêt variable annuellement est carrément dissuasif puisqu'en un an, il est passé de 2,63% à 3,43% alors que sur les marchés monétaires, les taux d'intérêt sur un an sont restés stables !

Voilà la situation point de vue emprunteur, mais point de vue épargnant, ce n'est guère mieux. Les livrets d'épargne offrent en moyenne un rendement global de 2,50% et sans prime de fidélité, on reste autour des 1,50 à 1,80%. Quant aux comptes à terme et bons de caisse, ce n'est pas la joie non plus. Sur 5 ans, il peut y voir des différences de rendement allant de 1,85% à 4%. Là encore, ces différences sont souvent injustifiables.

Ce qui prouve au moins deux choses:

1. que le secteur bancaire a beaucoup souffert ces 3 dernières années, et il est en train de se refaire une santé en rétablissant sa marge.
2. que le consommateur doit plus que jamais comparer et négocier son taux.

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