Weber à la BCE ? "Le risque pour la zone euro serait considérable !"

21/06/10 à 14:29 - Mise à jour à 14:29

Source: Trends-Tendances

Le prix Nobel d'économie Paul Krugman n'est pas tendre avec Axel Weber, pressenti comme prochain président de la BCE : "Le risque d'une contagion des difficultés de la Grèce à l'Espagne et au Portugal jusqu'à l'Italie serait bien plus grand avec un président si conservateur !"

Weber à la BCE ? "Le risque pour la zone euro serait considérable !"

© Montage Bloomberg

Lorsqu'on lui demande ce qu'il pense de la probable nomination d'Axel Weber, actuel président de la Bundesbank, pour succéder à Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne, le prix Nobel d'Economie Paul Krugman n'y va pas par quatre chemins : "Le risque pour la zone euro serait considérable !", prévient-il jeudi dans le quotidien Handelsblatt.

L'économiste reproche à Axel Weber, l'un des favoris pour prendre la tête de la BCE, de ne s'intéresser qu'à la lutte contre l'inflation quitte à mettre en danger la croissance. "Le risque d'une contagion (des difficultés) de la Grèce à l'Espagne et au Portugal jusqu'à l'Italie serait bien plus grand avec un président si conservateur pour la BCE", a-t-il encore assuré.

Paul Krugman, s'il reconnaît ne pas connaître "personnellement" le patron de la Bundesbank, estime qu'"Axel Weber s'inquiète de l'inflation même quand il n'y en a pas ! Si vous cherchez quelqu'un qui veut une inflation de 0 % même quand le taux de chômage est à 13 %, Weber est votre homme."

Or, "la BCE doit devenir nettement plus flexible et agressive, conclut-il. Sa politique conservatrice s'explique avant tout par la sensibilité de l'Allemagne." Contrairement à la Réserve fédérale américaine, la BCE n'a pour mandat explicite que de préserver la stabilité des prix, et non de soutenir la croissance.

Trends.be, avec Belga

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