Le FMI à l'Europe ? Les BRICS protestent

25/05/11 à 09:54 - Mise à jour à 09:54

Source: Trends-Tendances

Le Vieux Continent compte bien se réserver la direction générale du Fonds monétaire internationale. A la grande colère de cinq pays, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui veulent une procédure "fondée sur le mérite et concurrentielle".

Le FMI à l'Europe ? Les BRICS protestent

© Reuters

Cinq grands pays émergents, les membres du groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), ont protesté mardi contre la volonté de l'Europe de garder sa mainmise sur le poste de directeur général du Fonds monétaire international.

Le FMI a transmis à la presse un communiqué des membres du conseil d'administration représentant ces cinq pays, le Brésilien Paulo Nogueira Batista, le Russe Alexeï Mojine, l'Indien Arvind Virmani, le Chinois He Jianxiong et le Lésothan Moeketsi Majoro.

"Nous sommes inquiets des déclarations publiques récemment faites par des responsables européens de haut niveau en vue de maintenir un Européen au poste de directeur général, ont indiqué ces administrateurs."

Plusieurs accords internationaux "ont appelé à une procédure véritablement transparente, fondée sur le mérite et concurrentielle pour la sélection du directeur général du FMI et d'autres postes haut placés dans l'organigramme des institutions de Bretton Woods, ont-ils rappelé. Cela exige d'abandonner la convention non écrite et obsolète qui prévoit que le dirigeant du FMI soit forcément européen."

Le FMI avait ouvert la veille et jusqu'au 10 juin les candidatures au poste de directeur général, après la démission de Dominique Strauss-Kahn, poursuivi dans une affaire de tentative de viol et d'agression sexuelle. Ces cinq pays n'ont jusqu'ici ni présenté ni soutenu de candidat, mais ont indiqué qu'ils préféreraient que le poste revienne à un émergent.

Les grands pays de l'Europe, continent qui monopolise le poste depuis sa création en 1946, se rassemblaient pour leur part autour de la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde.

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires