La crise est bien finie pour les milliardaires russes, pas pour les pauvres

21/04/17 à 10:49 - Mise à jour à 10:48

Source: Afp

Plus nombreux et plus riches: les milliardaires russes profitent à plein de la reprise de l'économie russe et surtout de ses marchés financiers, selon le classement annuel publié jeudi par Forbes. A contrario, le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté a lui approché 20 millions en 2016, son plus haut niveau depuis dix ans, selon l'agence des statistiques Rosstat.

La crise est bien finie pour les milliardaires russes, pas pour les pauvres

© Admiral Yachts

L'an dernier, la version russe du magazine avait constaté une baisse du nombre de milliardaires en Russie et du patrimoine cumulé des 200 premières fortunes du pays, dans un contexte de récession provoquée par le plongeon des prix du pétrole et les sanctions imposées par les Occidentaux en raison de la crise ukrainienne.

Cette année, le nombre de milliardaires en dollars remonte en flèche, de 77 à 96. La fortune cumulée des 200 Russes les plus riches s'élève à 460 milliards de dollars soit 100 milliards de plus qu'il y a un an.

Le classement de Forbes est dominé pour la deuxième année de suite par Léonid Mikhelson, 61 ans, principal actionnaire du groupe gazier Novatek et du pétrochimiste Sibur avec une fortune estimée à 18,4 milliards de dollars (+4 milliards).

Il devance Alexeï Mordachov (métallurgie, mines) avec 17,5 milliards de dollars, Vladimir Lissine (métallurgie) avec 16,1 milliards, Guennadi Timtchenko (gaz, banque...) avec 16 milliards et Alicher Ousmanov (métallurgie, technologies) avec 15,2 milliards.

L'enrichissement spectaculaire constaté s'explique surtout par la remontée très nette des marchés russes ces derniers mois après leur effondrement des années précédentes. Soutenus par la remontée des cours du pétrole et le retour de la croissance, les actions des entreprises russes et le rouble ont bondi.

La reprise de l'économie russe ne profite pas à tout le monde puisqu'à l'échelle du pays, le pouvoir d'achat des ménages reste orienté à la baisse après avoir plongé en 2015 et 2016 à cause de l'inflation galopante.

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