Fraude fiscale : le patron de Santander blanchi

22/05/12 à 20:08 - Mise à jour à 20:08

Source: Trends-Tendances

Les Botin, dont le patriarche Emilio dirige la banque Santander, ont régularité leur situation fiscale avant la procédure d'inspection par le fisc espagnol. Ils sortent donc blanchi d'une affaire qui aura fait grand bruit de l'autre côté des Pyrénées.

Fraude fiscale : le patron de Santander blanchi

© Bloomberg

La justice espagnole a annoncé mardi avoir classé son enquête à l'encontre d'Emilio Botin, président de Santander, première banque en zone euro, pour un délit supposé de fraude fiscale. "On peut considérer que la régularisation effectuée par les personnes dénoncées est correcte et antérieure à la procédure d'inspection ou de vérification lancée par les organes de l'agence des impôts", a expliqué le tribunal de l'Audience nationale dans sa décision.


L'enquête, ouverte en juin 2011, faisait suite à la transmission à Madrid d'une liste de 659 contribuables espagnols, détenteurs de comptes suisses de la banque HSBC avec des fonds non déclarés aux impôts entre 2005 et 2009. Parmi eux se trouvaient Emilio Botin, ses cinq enfants (dont sa fille Ana Patricia Botin, directrice générale de la filiale britannique de Santander), son frère Jaime et ses cinq enfants. La fraude pouvait être supérieure à 120.000 euros, avait alors précisé l'Audience nationale.


Contactés par les autorités, Emilio Botin, son frère et leurs enfants respectifs avaient présenté des documents relatifs à cette période, mais l'administration des impôts avait jugé, devant "l'énorme documentation présentée", qu'elle était "incapable de déterminer si les régularisations effectuées étaient complètes et véridiques", ce qui a déclenché l'enquête.


Le tribunal avait prévenu qu'"au cas où les régularisations effectuées par les personnes concernées seraient complètes et véridiques, l'excuse absolutoire serait appliquée", ce qui a donc permis d'écarter toute sanction.


Selon une source proche de la famille, les Botin auraient déjà versé 200 millions d'euros en 2010 pour régulariser leur situation.


Trends.be, avec Belga

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