Affaire Yunus : le Bangladesh prêt à un compromis

23/03/11 à 14:52 - Mise à jour à 14:52

Source: Trends-Tendances

Suite à l'intervention d'un diplomate américain, le gouvernement du Bangladesh s'est dit prêt à trouver un compromis avec Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, limogé début mars de la banque qu'il avait lui-même fondée.

Affaire Yunus : le Bangladesh prêt à un compromis

© Bloomberg

Le Bangladesh s'est dit mercredi prêt à trouver un compromis concernant le licenciement controversé de Muhammad Yunus de la banque de microcrédit Grameen Bank, après la mise en garde d'un diplomate américain sur un possible impact dans les relations bilatérales.

Le prix Nobel de la paix a été limogé début mars par la banque centrale de son pays, qui lui a reproché d'avoir omis d'obtenir une autorisation en bonne et due forme lors de sa reconduction en 1999 à la direction générale de la Grameen Bank, l'établissement qu'il a créé et qui lui a valu le Nobel. Il a contesté cette décision auprès de la cour suprême.

Robert Blake, secrétaire d'Etat américain adjoint pour l'Asie centrale et méridionale, a déclaré mardi à Dacca que Washington était "profondément troublé" par le renvoi de Muhammad Yunus et que les relations bilatérales seraient affectées si une solution à l'amiable n'était pas trouvée.

Le ministère des Finances du Bangladesh a réagi mercredi dans un communiqué en affirmant que le gouvernement recherchait un moyen de trouver "une solution honorable" à la question : "C'est le gouvernement qui a en premier lieu offert un compromis, a-t-il précisé. La même offre est toujours d'actualité. Le gouvernement est prêt. Mais dans ce dossier, le professeur Yunus devrait faire un geste."

Selon ses partisans, Muhammad Yunus, brouillé depuis des années avec la Premier ministre Sheikh Hasina, est victime d'une campagne de diffamation. Ses ennuis ont commencé en 2007 lorsqu'il a émis l'idée de créer son propre parti politique, dénonçant une classe dirigeante intéressée par "l'argent et le pouvoir". L'homme y avait renoncé au bout de quelques mois.

Trends.be, avec Belga

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