Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

29/07/14 à 14:13 - Mise à jour à 14:13

Pas de pub pendant le surf!

Une bonne partie des internautes arrivent à surfer tout en bloquant les publicités sur les sites Internet. Evidemment, cela ne fait pas l'affaire des sites de médias qui bien souvent n'ont pas d'autre ressource que cette publicité pour rentabiliser leurs sites.

Ces médias ont beau jouer la carte de la pédagogie, expliquer que sans ces publicités, ils ne pourront plus offrir du contenu de qualité gratuitement, mais il n'y a rien à faire ! Les internautes ne veulent pas écouter ce discours et ils sont de plus en plus nombreux à vouloir éviter l'intrusion publicitaire. Ils y arrivent assez facilement grâce notamment à une petite firme allemande, qui a développé AdBlock, un logiciel bloqueur de publicités très efficace : en 3 clics le tour est joué.

Des logiciels comme Adblock sont la hantise des médias car ils menacent les fameux pré-roll, ces publicités qui s'affichent quelques secondes avant la visualisation d'une vidéo.

Pour vous donner un seul exemple : pendant le mondial de football, TF1 a constaté que 25% des internautes, qui regardaient les matchs, utilisaient un logiciel bloqueur de publicité. Les plus acharnés sont les internautes fans de nouvelles technologies car eux sont 50% à vouloir installer ce type de programme anti-publicité.

En attendant de trouver la parade à ces logiciels anti-pub, les médias sur internet recourent de plus en plus aux contenus sponsorisés ; dans le jargon, on les appelle les "native ads". Il s'agit de publicités qui sont directement insérées dans le contenu éditorial, autrement dit, il n'y a plus moyen d'y échapper.

Dans la presse écrite, ce phénomène n'est pas nouveau, on appelle cela de la publiscopie. C'est moins chic que de dire "native ads" mais le résultat est exactement le même.

Un peu de publiscopie, ça va, mais trop de publiscopie et c'est la fin de votre crédibilité. Il ne faudrait pas que la solution soit pire que le problème.

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