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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

26/10/10 à 14:04 - Mise à jour à 14:04

Où en sont les Bourses 25 mois après la faillite de Lehman ?

Si, aux Etats-Unis, la plupart des indices de type Dow Jones ont presque retrouvé leur niveau d'avant la faillite de Lehman, ce n'est pas le cas de la Bourse de Paris et de Bruxelles. Cela ne signifie toutefois pas que l'Europe n'a pas effacé ses pertes...

Où en sont les Bourses 25 mois après la faillite de la fameuse banque Lehman Brothers ? C'est la question qu'a posée le journal Le Soir. Bonne question, en effet. La réponse est plus que nuancée.

Si, aux Etats-Unis, la plupart des indices de type Dow Jones ont presque retrouvé leur niveau d'avant la faillite de Lehman, ce n'est pas le cas de la Bourse de Paris et de Bruxelles. Cela ne signifie toutefois pas que l'Europe n'a pas effacé ses pertes, car tout dépend du pays. En Allemagne et en Grande-Bretagne, les indices boursiers ont quasiment retrouvé leur niveau d'avant la faillite de Lehman !

Comment expliquer cette différence entre pays ? Les conséquences économiques n'ont-elles pas été les mêmes pour tout le monde ? Les conséquences, oui, mais pas le reste. La Bourse allemande a ainsi retrouvé plus vite des couleurs parce qu'une bonne partie des entreprises qui composent son indice sont des entreprises exportatrices, qui ont bénéficié à plein de la reprise des pays émergents. Lorsque deux entreprises, Siemens et Daimler pour ne pas les citer, représentent à elles seules 15 % de l'indice boursier allemand, il est clair qu'à la moindre embellie des exportations, l'indice en question tourne au vert.

C'est, hélas, moins le cas de la Bourse de Bruxelles. Même si les valeurs bancaires sont moins importantes qu'avant la faillite de Lehman Brothers, les banques pèsent encore lourdement dans l'indice Bel 20. Cela explique en partie le retard de la place bruxelloise.

Soyons honnêtes, cependant : le journal Le Soir a choisi de voir si les Bourses ont effacé leurs pertes depuis la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008. Or, la crise avait démarré bien avant cette date. Si l'on se réfère aux niveaux les plus importants atteints par les Bourses mondiales, le compte n'y est pas. Toutes les Bourses sont encore en rouge par rapport à ce niveau historique. La Bourse de New York pointe à - 20 %, celle de Francfort à - 18 %, celle de Paris et de Bruxelles à - 44 %.

Si vous cherchez à comprendre pourquoi les Belges ont placé 208 milliards d'euros sur leurs livrets d'épargne, voilà la raison : ils ont une bonne mémoire !

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