Comme vous le savez, les réseaux sociaux sont un peu comme la langue d’Ésope, la pire et la meilleure chose à la fois. Le pire a été découvert la semaine dernière par un Américain, lorsqu’un simple message posté par sa fille sur Facebook lui a fait perdre 80.000 dollars. En effet, Le Figaro relate que le père en question avait conclu un accord financier avec son ancien employeur, une école primaire de Miami qui n’avait pas renouvelé son contrat. L'homme avait finalement pu s'entendre avec son ancienne école sur une indemnité de 80.000 dollars, mais cet accord est parti en fumée. Pourquoi ? Parce que la jeune fille, qui est scolarisée dans cette école, s’est vantée sur Facebook, du fait, je cite, que sa maman et son papa avaient gagné leur procès contre l’école. Elle a même ajouté que grâce à cela, l’école primaire allait payer à sa famille leurs vacances en Europe cet été. Et donc que c’était bien fait pour eux !

Le problème, vous l’avez déjà compris, c’est que poster quelque chose sur Facebook, c’est tout sauf discret. Son message a été vu par ses 1200 amis Facebook, dont des élèves de l’école primaire en question, mais également par la direction de l’école qui l’a transmis à ses avocats. Le résultat, c’est que cet accord portant sur une indemnité de 80.000 dollars est parti en fumée, car il stipulait clairement que son contenu devait rester secret !

Mais ne croyez pas que ce genre d’incident est rare. J’ai connu un banquier haut placé en Belgique qui avait organisé un dîner amical et privé. Le soir même, l’une des convives avait pris quelques photos, notamment des clichés sur lesquels le banquier en question se montrait très décontracté. Jusque-là, pourquoi pas. Sauf que la convive a mis ces images sur Facebook le lendemain. Heureusement que l’un des enfants du banquier a vite repéré la photo 'compromettante' sur le réseau social (car il est ami sur Facebook avec la convive en question) et a pu alerter son père qui l'a fait retirer in extremis le jour même. Sans quoi, quelqu’un de malveillant aurait pu la détourner de son cadre d’origine et en faire un mauvais usage.

Donc, oui, avec les réseaux sociaux, il faut apprendre à être prudent, à ne pas se lâcher, à ne pas se mettre à nu. Au fond, Eric Schmidt, l’ancien patron de Google avait raison de dire qu’il fallait désormais imposer dans les écoles une éducation aux réseaux sociaux, comme il y a des cours d’éducation sexuelle.