Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

30/01/14 à 14:13 - Mise à jour à 14:13

Makro a mal à son image

A les écouter et à écouter les spécialistes du secteur de la distribution, Makro connaîtrait une sorte de crise d'identité - les auditeurs plus âgés se souviennent qu'il fut une époque où pour aller au Makro, il fallait une carte société. Durant les années 70 et 80, Makro était une sorte d'immense entrepôt où les professionnels de l'Horeca, les indépendants et tous ceux qui avaient un numéro de TVA pouvaient aller se fournir à un bon prix. C'était l'époque ou avoir cette carte était presque un signe de fierté.

Mais cette époque est totalement révolue. Aujourd'hui, tout le monde a accès au Makro, et même si l'assortiment des produits reste important - environ 600.000 produits - l'aspect fierté de la "carte makro" a disparu, venir chez Makro n'est plus réservé à des privilégiés.

De même, Makro souffre de la concurrence des enseignes spécialisées comme Decathlon et c'est ce qui expliquerait que Makro ait perdu des parts de marché dans les articles de sport. Tout cela se répercute sur la fréquentation des Makro même si, à en croire le journal Le Soir, cette baisse de fréquentation n'a pas été chiffrée par la direction de Makro !

Le gros souci aujourd'hui de la direction de Makro, c'est de redonner une image claire à leur société. Celle-ci est totalement brouillée, on ne sait plus si c'est un cash & carry, un hypermarché ou un hard discounter. C'est là le défi à relever pour cette enseigne - retrouver de la clarté dans son image.

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