Magnette et Milquet évoquent l'idée d'un assouplissement de la trajectoire budgétaire

02/02/13 à 12:31 - Mise à jour à 12:31

Source: Trends-Tendances

(Belga) L'idée d'un assouplissement de la trajectoire de retour à l'équilibre budgétaire, qui prévoit, comme convenu avec la Commission européenne, un déficit public de 1,1% du PIB en 2014 et l'équilibre en 2015, semble faire son chemin. Le président du PS, Paul Magnette, prône, samedi dans les colonnes du Soir, un ralentissement de la rigueur, alors que la vice-Première ministre cdH, Joëlle Milquet, estime, dans une interview accordée à La Libre Belgique, qu'"il faut de l'oxygène pour relancer l'économie".

Magnette et Milquet évoquent l'idée d'un assouplissement de la trajectoire budgétaire

Si le PS n'est pas contre l'assainissement budgétaire, "la question du 'rythme' est une vraie question", déclare Paul Magnette au journal Le Soir. "Oui, il faut revoir le rythme de l'assainissement. C'est le bon moment d'avoir un débat sur ces questions: c'est quoi la rigueur budgétaire juste?, c'est quoi la rigueur qui ne met pas en péril les fondamentaux de l'économie?", juge le nouveau président du PS, tout en estimant qu'il faut avoir ce débat au sein du gouvernement fédéral comme au sein du conseil européen. Et Paul Magnette d'estimer que l'"on pourrait faire une proposition (à la Commission européenne, ndlr) disant qu'on réalise l'équilibre budgétaire avec une trajectoire qui va jusqu'à 2015 ou qui va jusqu'en 2016 en revoyant le rythme de l'assainissement". "Au sein du gouvernement, je n'ai pas entendu des cris d'orfraie quand on évoque l'idée", souligne encore l'ancien ministre des Entreprises publiques. En octobre dernier, lors de la confection du budget 2013, la vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx avait déjà plaidé pour que la trajectoire budgétaire soit adoucie. De son côté, dans une interview à La Libre Belgique, Joëlle Milquet estime que si la croissance reste en berne en 2014, la Belgique devrait assouplir sa trajectoire budgétaire afin de favoriser la relance. "Croire qu'on peut s'imposer aveuglément des 4,5 ou 6 milliards d'économies chaque année quand la croissance est exsangue, c'est déraisonnable. Doit-on absolument arriver à 1,1% en 2014 sachant qu'il faudra un peu d'oxygène pour la relance de l'économie et de l'emploi?", se demande Mme Milquet. Selon la vice-Première ministre, qui plaide pour "de la relance dans l'assainissement", cette discussion devra avoir lieu en mars, lors du contrôle budgétaire. (MUA)

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