Le ceo fait un pas de côté

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Le groupe de Malines a l’ambition de devenir le leader mondial dans la livraison de solutions de diagnostic moléculaire. Il a développé dans ce cadre Idylla, un mini-laboratoire capable d’exécuter rapidement et avec une grande précision des tests de diagnostic (livraison des résultats en 35 à 150 minutes, en fonction de la complexité du test). Idylla a été lancé sur le marché en septembre 2014, et depuis, il est reconnu pour sa grande qualité. Fin 2015, 165 appareils avaient été installés. En 2016, ce chiffre est passé à 389 (+ 224). Mais le chiffre d’affaires (CA) sur ces ventes a progressé de manière relativement limitée, de 2,3 à 2,8 millions d’euros (+ 20 %), car de plus en plus d’appareils sont donnés en leasing et les revenus sont perçus sur plusieurs années. À terme, l’essentiel des revenus doit provenir de la vente des cartridges, des cassettes à insérer dans le mini-labo. Le volume de cassettes vendues a été multiplié par sept, à plus de 25.000, et le CA sur ces ventes a triplé, de 1,3 million d’euros à 4 millions. Fin 2016, Biocartis proposait neuf tests exécutables par Idylla. Le 2 mars dernier, un dixième test est venu compléter la palette. Quatre tests ont déjà obtenu une approbation commerciale (marquage CE), et quatre autres l’auront en 2017.

Cette année, Biocartis espère vendre 250 à 275 Idylla supplémentaires et multiplier par trois ses ventes de cassettes. Et ce ne sera pas un luxe, car pour l’instant, les coûts augmentent plus rapidement encore (+ 17 %, de 54,6 à 63,9 millions d’euros) que les recettes (au niveau du groupe : -8 %, à 13,8 millions d’euros) en raison des moindres revenus sur les partenariats. La trésorerie a faibli sur une base annuelle, malgré une double opération de financement, de 20,8 millions d’euros à 83,2 millions, tandis que la trésorerie s’est accrue de 10,8 à 31,4 millions d’euros. Une trésorerie de 40 millions d’euros est attendue d’ici la fin de l’année.

En marge du rapport annuel, Biocartis a annoncé que son fondateur Rudi Pauwels quittait son poste de CEO pour se concentrer pleinement sur la définition de la stratégie à long terme de l’entreprise. En attendant, c’est Hilde Windels qui assure la fonction. En novembre 2016, Biocartis a conclu avec Fisher Healthcare un contrat de distribution non exclusif d’Idylla aux États-Unis. Fin 2016, le groupe a introduit auprès de la FDA sa demande d’homologation du mini-labo, et on espère une approbation au cours des prochains mois. Biocartis escompte trouver un partenaire en Chine cette année, et au Japon au plus tard l’an prochain. Ensuite, le groupe entend accélérer la distribution d’Idylla grâce à de nouveaux contrats de collaboration avec des entreprises pharmaceutiques, à l’instar de ceux qu’il a signés en 2016 avec Amgen et Merck KgaA.

Conclusion

Les prévisions prudentes de la direction pour 2017 et le changement intervenu en son sein ont coûté 10 % à l’action depuis la publication du rapport annuel. Nous attendons l’extension du menu de tests d’Idylla et la revalorisation de ceux-ci par le marquage CE. La voie vers la rentabilité est encore longue (à partir de 2020 ? ). Compte tenu de la base actionnariale solide, les opérations de capital à venir, inévitables, ne nous font pas changer d’avis : le titre est digne d’achat.

Conseil : digne d’achat

Risque : élevé

Rating : 1C

Paru sur initiedelabourse.be

le 16 mars

UNE TRÉSORERIE DE 40 MILLIONS D’EUROS EST ATTENDUE D’ICI LA FIN DE L’ANNÉE.

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