" Il faudrait 10-15 universités de rang mondial en Europe "

25/01/18 à 05:59 - Mise à jour à 24/01/18 à 10:24
Du Trends-Tendances du 25/01/18

Patrick Aebischer, ex-président de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, a mené en 16 ans son institution titiller les sommets mondiaux de l'excellence, appliquant des méthodes inspirées du modèle anglo-saxon. Aujourd'hui, il plaide pour un renouveau universitaire en Europe.

Il y a un an, le journal suisse Le Temps n'hésitait pas à qualifier Patrick Aebischer de " punk " du monde académique. Un terme loin d'être mal choisi à l'égard de ce non-conformiste qui, en assurant durant 16 ans à la présidence de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), est parvenu à hisser haut le pavillon de cette université des sciences dans le paysage mondial, en ne faisant rien comme ses pairs européens. Aujourd'hui, l'école qu'il a dirigée est perchée au 11e rang mondial en ingénierie selon le ranking de Shanghai. Elle a gagné une centaine de places au classement général en une dizaine d'années. Le classement Times Higher Education la classe première université mondiale de moins de 50 ans. Notons encore qu'une start-up se crée environ tous les mois sur ce campus et que chaque année, cet écosystème universitaire attire plus de 400 millions euros d'investissements capital-risque. Pourtant, en 2000, lorsque Patrick est catapulté à la tête de l'école, peu étaient ceux qui auraient misé sur ce docteur en neurosciences perdu au milieu d'ingénieurs pour placer l'EPFL sur la carte mondiale, ni pour faire doubler le nombre d'étudiants de cette école alors encore considérée comme une institution de province.
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