Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

26/09/11 à 10:25 - Mise à jour à 10:25

Ma banque peut-elle faire faillite ?

Ma banque peut-elle faire faillite ? C'est une question que l'on entend parfois à la suite de l'actualité morose de ces dernières semaines. La réponse à cette question se fait en deux étapes.

Sur le plan des banques belges, leur solidité ne doit en principe faire aucun doute, les chiffres publiés par nos banques sont plutôt rassurants sur leur solvabilité. Bien entendu, comme l'année 2008 l'a montré, il y a les chiffres et puis la confiance. En 2008 la solidité a peu compté quand la confiance est partie ! Personne aujourd'hui ne peut donc prédire ce que sera la confiance interbancaire d'ici quelques semaines, car le problème il est là : les banques s'empruntent et se prêtent des centaines de millions d'euros chaque jour sur le marché interbancaire, et ce marché peut se geler - comme cela a été le cas en 2008 - quand les banques ne se font plus confiance entre elles.

Heureusement, nous n'en sommes pas là. D'ailleurs, il n'y a aucune panique sur les dépôts bancaires. En Belgique, nous avons 524 milliards d'euros en dépôts chez les banques malgré la faiblesse des taux d'intérêt dont 218 milliards rien que sur les livrets d'épargne ! C'est le même niveau que celui enregistré en 2010, 2009 et 2008 nous signale le journal L'Echo !

Alors, revenons à votre question : ma banque peut-elle faire faillite ? En principe oui, comme n'importe quelle entreprise. Dans la réalité, il y a tout de même un fonds de protection des dépôts : il a une force de frappe de 1,22 milliards d'euros, c'est pas mal... mais c'est vrai pas assez s'il y avait un "bank run", autrement dit des files pour retirer son argent. Mais bon, c'est sans compter sur le fait que l'Etat a donné sa garantie aux dépôts bancaires - cela devrait donc suffire à rassurer les citoyens, sauf évidemment s'ils se disent que l'Etat est endetté à hauteur de 98% du PIB et que cela lui donne peu de marge pour s'endetter encore en cas de crise bancaire. C'est justement l'une des raisons qui plaident pour aider la Grèce au plus vite, pour éviter ce genre de scénario sur le mode panique.

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