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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

19/01/10 à 15:18 - Mise à jour à 15:18

Les trucs des compagnies aériennes pour garder la tête hors de l'eau

Les compagnies aériennes, accablées par les prix élevés du kérosène, développent plusieurs stratégies pour augmenter leurs recettes.

Les trucs des compagnies aériennes pour garder la tête hors de l'eau

Certes, le pétrole a connu une certaine accalmie ces derniers jours. Mais avec la hausse de ces derniers mois, les compagnies aériennes sont en train de trinquer. On ne s'en rend pas vraiment compte encore, car c'est la période d'été et donc l'une des meilleures périodes de l'année pour le secteur. Mais les dégâts sont visibles quand même lorsqu'on s'attarde.

Sur le plan des chiffres tout d'abord. L'IATA, l'association mondiale du transport aérien, a évalué que le secteur allait perdre 3,8 milliards d'euros en 2008, alors que l'année 2007 était bénéficiaire. Si les prix du kérosène restent au niveau d'aujourd'hui, il est probable que la seule compagnie qui sera bénéficiaire au 31 décembre 2008 sera Ryanair.

Que peuvent faire les autres compagnies pour amortir le choc?

Elles peuvent, et d'ailleurs elles ne s'en privent pas, répercuter la facture de kérosène sur le client, facturer les surplus de bagage ou les sièges côté fenêtre, réduire le poste salaire (le plus important après le kérosène), même si licencier du personnel n'est pas toujours simple.

D'autres compagnies aériennes décident carrément de clouer au sol leurs avions, car cela leur coûte plus cher de voler que de s'immobiliser. D'autres enfin réduisent leur capacité pour tenter de retrouver un peu de rentabilité.

Bien entendu, il y a aussi moyen de jouer la carte de la fusion. Mais ce n'est pas simple, comme le faisait remarquer le journal Le Monde. Quand les deux parties sont plus préoccupées par l'équilibre de leurs comptes, il est difficile de se concentrer en plus sur tous les problèmes que pose une fusion. Ce qui est probable, c'est que les plus grosses compagnies vont attendre sagement que certaines arrêtent leurs activités. Après tout, depuis janvier 2008, 25 compagnies aériennes sont déjà tombées en faillite, et si le pétrole repart à la hausse, ce ne seront sûrement pas les dernières.

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