Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Lire la chronique d'Amid Faljaoui
Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

10/02/11 à 14:56 - Mise à jour à 14:56

Les gagnants et les perdants du pétrole à 100 dollars

Qui sont les gagnants et les perdants d'un baril de pétrole à plus de 100 dollars ? La question est d'actualité, notamment pour ceux et celles qui doivent choisir d'acheter telle ou telle action en Bourse.

Qui sont les gagnants et les perdants d'un baril de pétrole à plus de 100 dollars?? La question est d'actualité, notamment pour ceux et celles qui doivent choisir d'acheter telle ou telle action en Bourse, car le baril a fortement grimpé ces dernières semaines, notamment suite aux remous populaires en Egypte.

Pour répondre à cette question en apparence banale, il faut s'interroger sur la capacité des secteurs et des entreprises à répercuter ou non cette hausse sur leurs prix de vente.

Des secteurs comme le luxe et les services pétroliers devraient, sur cette base-là, plutôt bien résister et donc bien se comporter en Bourse. En revanche, le transport aérien est en général la première victime d'une hausse du baril.

Alors, vous me direz que ce n'est pas trop grave, car les compagnies usent et abusent maintenant des surcharges carburants : cela devrait leur permettre d'amortir l'impact de la hausse du carburant. Je rappelle que le kérozène représente en moyenne 27 % des coûts d'une compagnie aérienne.

Mais voilà, même si elles peuvent répercuter cette hausse, cela risque, à moyen terme, d'avoir un impact négatif sur le trafic en dissuadant certaines personnes de prendre l'avion. D'autant que le quotidien flamand De Morgen a fait état, cette semaine, d'une hausse de 43 % des billets d'avions en trois ans en Belgique. Ce chiffre a fait bondir les dirigeants de Brussels Airlines, qui se demandent d'où il vient et surtout comment il a été obtenu...

Les autres secteurs qui seront les plus touchés par une hausse des carburants sont l'industrie et la distribution. Cette dernière sera également impactée par la hausse des matières premières agricoles. Voilà pourquoi ses profits, en 2011, devraient être inférieurs à ceux de 2010.

Nos partenaires