Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

10/05/11 à 08:08 - Mise à jour à 08:08

Les caisses des partis politiques sont (presque) vides !

A peine la Belgique entrée dans la série des Guinness World Records pour le record du pays resté sans gouvernement, certains se posent la question de savoir s'il ne faudrait pas procéder à de nouvelles élections !

A peine la Belgique entrée dans la série des Guinness World Records pour le record du pays resté sans gouvernement, certains se posent la question de savoir s'il ne faudrait pas procéder à de nouvelles élections ! La question a toujours été abordée sous l'angle politique mais jamais sous l'angle financier. Il faut rendre grâce à nos confrères de L'Echo qui ont eu la curiosité de jeter un coup d'oeil sur les bilans des partis politiques belges.

Le résultat se lit dans les comptes. A l'exception d'Ecolo, tous les partis francophones ont clôturé leurs comptes annuels pour 2010 en déficit, et ce, en raison du fait que les élections du 13 juin dernier n'étaient pas programmées.

Ce n'est pas tout. Si les partis bénéficient de dotations publiques, cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de dettes. Au contraire. Et au jeu du plus endetté, c'est clairement le MR qui arrive en tête avec 5 millions d'euros de dettes, le PS avoisine les 3 millions, Ecolo et le cdH s'en tirent avec 1 million d'euros de dettes.

Quant à l'état des réserves, c'est-à-dire du trésor de guerre des partis, il faut bien constater qu'elle a fondu de moitié. Tous partis confondus, ce trésor de guerre était de 32 millions d'euros en 2008 et de 16 millions d'euros en 2010.

Bref, tout cela pour dire que l'état des finances des partis - et notamment des partis dits "de droite" - devrait en principe dissuader ces mêmes partis de retourner aux urnes. D'après les chiffres consultés par nos confrères de L'Echo, le CD&V et la N-VA pourraient tout juste se payer un nouveau tour de piste électoral ; ce faisant, ils se retrouveraient les poches vides. Quant au MR et au cdH, ils ne disposent visiblement plus de provisions électorales suffisantes.

Voilà pourquoi de nouvelles élections n'enchantent pas nos hommes et femmes politiques. A défaut d'être vides, les caisses des partis politiques ne sont pas au top de leur forme.

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