Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

02/01/14 à 10:10 - Mise à jour à 10:10

Les Bourses anticipent la sortie de la crise, mais la prudence reste de mise

En ce début d'année nouvelle, c'est un peu la période des bilans, et force est de constater que l'année 2013 s'est terminée en fanfare pour les marchés boursiers en Europe.

Non seulement, les actions européennes ont connu une année faste mais en plus, les taux d'intérêt en Europe du Sud sont au plus bas. C'est le cas, par exemple, de l'Italie qui a pu emprunter à son plus faible taux d'intérêt depuis le mois d'octobre 2010 !

Cela veut dire quoi ? Tout simplement, que les marchés boursiers anticipent la sortie de la crise. C'est donc une excellente nouvelle même si la prudence reste encore de mise ! En revanche, les épargnants japonais ne sont plus dans la prudence, ils sont littéralement aux anges: avec une performance annuelle de + 56%, c'est la Bourse de Tokyo qui affiche l'une des plus belles progressions boursières au monde. Et c'est du jamais vu depuis plus de 40 ans !

Mais l'année 2013 n'a pas été avare en surprise, et la surprise est venue de la Turquie qui, il y a peu de temps encore, faisait figure de pays stable et intéressant sur le plan économique. Mais aujourd'hui, ce pays n'arrête pas de s'enfoncer dans la crise politique provoquée par les soupçons de corruption d'une grande partie du gouvernement: une crise politique qui provoque bien évidemment des dégâts économiques importants. Les scandales de corruption qui pèsent sur le premier ministre turc Erdogan ont provoqué un effondrement de la devise turque qui est aujourd'hui à son plus bas historique face au dollar. Quant aux taux d'intérêts que doit payer ce pays, ils ont grimpé en flèche et tournent autour des 10 %, ce qui est très mauvais pour ce pays qui dépend énormément des capitaux étrangers... l'étranglement financier n'est plus très loin !

Et pendant ce temps-là, l'Europe garde la cote et cela malgré tous ces défauts réels ou imaginaires. En effet, alors que pas mal d'Européens continuent de penser que cette monnaie est à l'origine de tous leurs problèmes, d'autres pays font le raisonnement exactement inverse. Non seulement, ils croient en la devise européenne, mais ils vont même l'adopter. C'est le cas de la Lettonie qui devient donc le 18e pays européen à adopter la monnaie unique. C'est un beau signe de confiance en ce début d'année 2014 et il faut donc s'en réjouir.

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