Les Belges paient davantage que leurs voisins pour les biens de consommation

(Belga) Le consommateur belge a dépensé en moyenne, en 2012, 11,7 pc de plus qu’un consommateur néerlandais, 8,6 pc de plus qu’un Allemand et 6,5 pc de plus qu’un Français pour des biens de consommation, ressort-il d’une étude de l’Observatoire des prix (Institut des Comptes nationaux – ICN) portant sur le niveau de prix de plus de 60.000 biens à la consommation, tant alimentaires que non alimentaires.

Pour les produits alimentaires transformés, les écarts de prix sont encore plus significatifs avec les Pays-Bas et la France, “un constat qui se vérifie un peu moins avec l’Allemagne”, a précisé l’observatoire à l’occasion de la publication de son rapport annuel 2013. “Sur la base d’un échantillon constant de produits alimentaires transformés identiques, l’écart de prix avec les Pays-Bas, la France et l’Allemagne a augmenté désormais de respectivement 2,6; 1,1 et 1,0 points de pourcentage”, a-t-il ajouté. L’Observatoire des Prix s’est par ailleurs penché sur le ralentissement de l’inflation totale en Belgique (1,2% en 2013 contre 2,6% en 2012). “Pour la première fois depuis 2009, l’inflation moyenne dans les pays voisins (1,4 %) s’est révélée supérieure à celle enregistrée en Belgique”, note-t-il à ce sujet. “Ce ralentissement s’explique principalement par la baisse en glissement annuel des prix énergétiques (électricité, gaz naturel, carburants et mazout de chauffage)”, souligne l’observatoire. Selon ce dernier, le recul des prix des produits énergétiques, en glissement annuel, s’élevait en moyenne à 4,6% en 2013, alors que l’inflation énergétique atteignait encore 6% en 2012. Concrètement, en 2013, le consommateur a dû débourser 4,6% de moins pour les carburants (contre +6,5 % en 2012) et 5,9% de moins pour le mazout de chauffage (contre +10,1 % en 2012). “Chez nos principaux voisins, l’inflation de l’énergie a ralenti (de 5,6% en moyenne en 2012 à 1,4% en 2013), mais elle est restée positive. Pour tous les produits énergétiques, et surtout pour l’électricité et le gaz naturel, la Belgique a affiché un taux d’inflation inférieur à ses voisins”, indique encore l’Observatoire qui pointe par ailleurs la hausse de 30% des tarifs de réseaux électriques entre 2010 et 2013. “En ventilant les différentes composantes, il apparaît que plus de 90% de la hausse totale des tarifs de réseaux est imputable au renforcement des obligations de service public, et principalement du financement des mesures de soutien aux énergies renouvelables.” Enfin, toujours en comparaison avec l’année 2012, le consommateur a payé 3,2% de plus pour les produits alimentaires transformés, “soit un niveau d’inflation presque identique aux deux années précédentes”. Quant au rythme de progression des prix des produits alimentaires non transformés, il s’est accéléré davantage pour atteindre en moyenne 4,4% en 2013, les fruits affichant des taux d’inflation élevés, notamment au deuxième trimestre 2013 (16,9%) marqué par une météo défavorable. (Belga)

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