Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

24/12/12 à 15:56 - Mise à jour à 15:56

Les annonces de fin du monde arrivent toujours en période d'inquiétudes

Nous sommes lundi 24 décembre et nous sommes tous vivants ! La fin du monde n'a donc pas eu lieu. A vrai dire, ce qu'il y a d'étonnant, c'est tout le ramdam médiatique fait autour de ce calendrier Maya et la date fatidique du 21 décembre. D'après les spécialistes, depuis la chute de l'Empire Romain, les historiens ont dénombré 183 fins du monde comme celle-ci !

Les plus récentes fins du monde étaient liées au passage à l'an 2000 ou encore à celle du 11 août 1999, avec l'éclipse totale du Soleil sur l'Europe, le tout agrémenté des déclarations du couturier Paco Rabane annonçant la chute de la station Mir sur Paris. C'était en quelque sorte une fin du monde locale, mais la particularité du 21 décembre, c'est que c'est la première fin du monde mondialisée.

Pourquoi ? parce qu'elle a été annoncée sur Internet et via les réseaux sociaux et donc elle a été vécue en même temps par toute l'humanité, comme le précise Alain Cirou, le directeur général de l'association française d'astronomie ! Et c'est ce qui a rendu cette date du 21 décembre totalement exceptionnelle !

Maintenant comme le fait remarquer Alain Cirou, il est clair que toute chose sur cette terra à une fin. Les scientifiques savent, par exemple, que dans un milliard et demi d'année, le Soleil sera tellement chaud que toute vie sur Terre sera impossible. Et que dans 5 milliards d'années, le Soleil s'éteindra, mais bon, cela nous laisse encore le temps avant de stresser.

Mais le plus important dans ces annonces de fin du monde, c'est qu'elles arrivent toujours dans des périodes de réelles inquiétudes, à un moment où les peurs sont grandes. Aujourd'hui, la peur est partout, au niveau des menaces climatiques, des menaces énergétiques, ou plus simplement de la crise économique, de la peur du déclassement, du chômage, de la pension en danger ou d'un avenir moins radieux pour ses enfants, ce qui serait une première en Occident.

Mais comme le disait Alain Cirou : ces fins du monde sont utiles dans le sens, où comme tous les vieux mythes archaïques, elles nous aident à vivre, à surmonter nos vieilles angoisses. Bref, cette peur collective, exacerbée par la crise économique, nous permet en quelque sorte de nous retrouver et d'éprouver que nous sommes bien là, bien vivants. Et quoi de mieux qu'un 24 décembre pour fêter cela ? Joyeux Noël !

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